Contre le gel : le Gouvernement détaille son plan


Début avril, un épisode exceptionnel de gelées s’installe sur la quasi-totalité de la France. Du nord au sud, de nombreux records de froid sont battus avec notamment -0,7°C à Nîmes, -2,1°C à Montauban, -4,3°C à Salon-de-Provence, -5,4°C à Orléans, -6,2°C à Châteaudun et -6,9°C à Beauvais entraînant des gelées persistantes. Il faut remonter à 1991 pour recenser un épisode climatique comparable.

Après une fin mars où la France avait connu des records de chaleur suivi d’un démarrage rapide de la végétation, ces fortes gelées de début avril ont entraîné de très lourds dommages sur plusieurs centaines d’hectares de fruitiers, de vignes et de cultures, notamment les betteraves ou le colza. Plus de 4 800 exploitants sont touchés.

« Certaines vignes avaient de jolis rameaux de 20 à 40 cm et une semaine après le gel tout était tombé, sec, les vignes avaient retrouvé leur allure du mois de janvier », témoigne Xavier Fenoy, viticulteur à Pézenas (Hérault).

81 des 96 départements de l’Hexagone sont  reconnus en « exceptionnalité climatique » par les pouvoirs publics.

1 milliard d’euros débloqués en urgence

  • 20 M€ : fonds d’urgence pour les exploitants les plus touchées ;
  • 170 M€ : prise en charge des cotisations sociales pour près de 70% des exploitations ;
  • 500 M€ : pour le déplafonnement des calamités agricoles pour toutes les filières touchées et pour financer les avances en direction des producteurs d’abricots, prunes, pêches et cerises ;
  • 150 M€ : dispositif de compensation des pertes subies par les entreprises de l’aval ;
  • 200 M€ : doublement de l’enveloppe pour l’acquisition d’équipements de protection contre les aléas climatiques dans le cadre du plan France Relance.

Les mesures du plan d’urgence en détail

 

S’adapter au changement climatique

Comme l’a souligné le Premier ministre, Jean Castex, en déplacement, dès le 10 avril en Ardèche, ces événements météorologiques de forte ampleurs «sont liés au changement climatique [demandant] de poursuivre et d’amplifier des actions structurelles […] pour faire en sorte que l’agriculture puisse s’adapter à ces changements. »

Le Gouvernement a ainsi appelé à une réflexion sur l’adaptation du modèle agricole aux aléas du changement climatique.

Lancé le 25 mai dernier, elle se structure autour de 3 groupes de travail :

1. Se doter d’outils d’anticipation et de protection de l’agriculture dans le cadre de la politique globale de gestion des aléas climatiques.

2. Renforcer la résilience de l’agriculture dans une approche globale en agissant notamment sur les sols, les variétés, les pratiques culturales et d’élevage, les infrastructures agroécologiques et l’efficience de l’eau d’irrigation.

3. Accéder à une vision partagée et raisonnée de l’accès aux ressources en eau mobilisables pour l’agriculture sur le long terme.

 



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