Comment le péplum s’est inspiré des peintres pompiers


La scène est connue de tous. Au milieu d’une arène, un rétiaire, gladiateur armé d’un filet, mord la poussière. Sa tête est écrasée par un mirmillon au casque d’or. Tourné vers la loge impériale, le vainqueur scrute le signal : la sentence vient de tomber, les vestales disent non à la grâce du rétiaire ; il va mourir. Les spectateurs ont baissé le pouce ! « Très ancrée dans notre imaginaire de l’Antiquité, cette image ne transcrit pourtant pas une réalité de l’époque romaine », prévient Laurent Aknin, historien et critique de cinéma, dans une interview filmée pour le magazine Télérama en 2011. « C’est un pur fantasme, poursuit le spécialiste, inventé de toutes pièces par le peintre académique Jean-Léon Gérôme dans un tableau de 1872 intitulé Pollice Verso.  » En résumé, cette histoire de pouce levé, c’est du cinéma ! C’est d’ailleurs très exactement à travers le 7e art que cette image a été popularisée… Merci aux péplums qui ont pompé les peintres pompiers !

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