Comment avoir une bonne gouvernance en situation de crise ?

Face à la crise économique provoquée par la Covid-19, la bonne gouvernance a constitué une planche de salut pour les entreprises, mais aussi pour des structures de non-profit.

L’implication des organes de gouvernance s’intensifie dans des situations de difficulté et d’urgence : plus de réunions internes et d’interactions avec le management et les parties prenantes.

Quels sont le rôle et l’impact d’une bonne gouvernance en temps normal ? Quelles priorités pour le comité de gouvernance en contexte de crise ? Voici quelques éléments de réponse.

La gouvernance d’entreprise : le quoi et le pourquoi

La gouvernance d’entreprise est associée, à tort, aux grandes sociétés introduites en bourse. En réalité, elle peut être adoptée et adaptée à toute structure : PME, ONG ou association à but non lucratif ou encore mutuelle, à l’image de l’AMF.

La corporate governance est un système de pilotage stratégique et de contrôle interne d’une entreprise. Entre autres finalités, elle vise la réalisation d’objectifs quantitatifs et qualitatifs préalablement arrêtes, la répartition des responsabilités et la pérennisation de l’activité. Pour cela, l’implication des parties prenantes à la vie de la structure est nécessaire (actionnaires, donateurs, personnel, clients, fournisseurs, banquiers, collectivités locales, administration, communautés, adhérents, etc.).

La composition de l’organe de gouvernance n’est pas figée. Elle varie selon les structures : membres du conseil d’administration, administrateurs externes, conseillers externes, membre de l’équipe, etc.

Gouvernance d’entreprise en contexte de crise

Il va sans dire qu’une situation de crise chamboule les objectifs prioritaires et/ou les systèmes de la corporate governance. De même, le conseil de gouvernance est amené à collaborer plus et mieux avec l’équipe chargée du management de l’entreprise (CEO, gérant, cadres exécutifs).

Dans un contexte de crise, l’agenda du comité de gouvernance est plus chargé : plus de réunions et plus d’interactions avec l’organe de gestion. Il priorise les missions suivantes :

  • réalisation d’un diagnostic objectif l’environnement interne et externe ;
  • recentrage de son propre rôle ;
  • réajustement éventuel du business model ;
  • mise en œuvre d’actions urgentes afin de stopper ou réduire l’érosion ;
  • élaboration d’un nouveau tableau de bord avec de nouveaux indicateurs ;
  • élaboration de scénarios de rebond.

Le principal but de la corporate governance en contexte de crise est de préserver ou créer l’engagement des shakholders (parties prenantes). Pour cela, le dialogue doit être transparent et permanent. L’organe de gouvernance et le top management doivent donner le ton en premier.

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