Cinéma pour les enfants : Crin-blanc, le cheval sauvage – Actus Ciné


Faites découvrir à vos enfants “Crin-blanc”, réalisé par Albert Lamorisse, Grand prix du meilleur court métrage au Festival de Cannes en 1953.

D.R.

Pour rappel les jeunes enfants doivent passer 1h par jour maximum devant un écran.

Conseillé à partir de 8 ans

• Il était une fois : Au sud de la France, il est un pays presque désertique appelé La Camargue. Crin-Blanc est un magnifique étalon, chef d’un troupeau de chevaux sauvages, trop fier pour se laisser dompter par les hommes. Seul Folco, un petit pêcheur, réussira à l’apprivoiser. Une profonde amitié va naître entre l’enfant et le cheval. Ensemble, ils partiront à la conquête d’une liberté que les hommes leur refusent…

• Ce qu’ils vont adorer : Crin-Blanc, étalon indomptable qui n’est jamais aussi beau que lorsqu’il galope au milieu de ses semblables dans la Camargue. Le fait qu’il n’y ait aucun dialogue et que l’une des seules voix du film soit celle du narrateur indique que l’intrigue est limpide, va à l’essentiel et se comprend en toute simplicité. Le jeune Folco est courageux -parfois un peu trop téméraire- et n’a qu’une envie : celle de sauver le cheval des hommes et d’en faire son ami. Qui ne s’identifierait pas à une tel état d’esprit ?

D.R.
Folco (Alain Émery) et Crin-Blanc

• Ce qui peut les inquiéter : Folco se retrouve traîné par Crin Blanc lancé au galop, et la scène dure suffisamment longtemps pour que l’on s’inquiète pour le jeune garçon. Il y a aussi une scène dans laquelle Folco et son cheval se retrouvent encerclés de flammes. Enfin, la dernière scène, ambiguë, qui voit partir le garçon vers la mer et un territoire décrit comme “merveilleux” par le narrateur, et qui peut être compris comme faisant référence à une sorte de paradis, symbolisant la mort des deux héros. Dans les éventuels soucis du film, il convient d’inclure sa lenteur, qui pourra être ressentie par les plus jeunes malgré la courte durée du métrage (40 minutes).

• Ce qu’ils vont garder au fond d’eux : Selon leur âge, des choses différentes. Les plus jeunes y verront qu’il faut parfois défendre ce en quoi l’on croit dur comme fer car si on a raison, on en sera récompensé. Les plus âgés comprendront plutôt qu’à trop insister pour avoir quelque chose (ici, la liberté), le petit Folco et son cheval sont morts noyés. Quoi qu’il en soit, le message du film est aussi que l’homme et les animaux feraient mieux de vivre en paix l’un avec l’autre, plutôt que le premier soit toujours l’oppresseur des seconds. L’amitié et la liberté sont des valeurs essentielles à la vie en harmonie.

Crin-Blanc a remporté à l’époque le Prix Jean-Vigo (qui distingue l’indépendance d’esprit, la qualité et l’originalité des cinéastes) et la Palme d’or du court-métrage au Festival de Cannes 1953.

Disponible en DVD.

“Crin blanc, le cheval sauvage” en images :

 

 

 



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