«Ce rapport serait un échec si l’essentiel de nos recommandations n’était pas suivi d’effet»


ENTRETIEN – Le président de la Commission indépendante sur les abus sexuels (Ciase) estime que l’Église a l’obligation de réparer le mal fait aux victimes.

Jean-Marc Sauvé est le président de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (Ciase). Créée en 2018 à la demande de la Conférence des évêques de France, elle a rendu son rapport ce mardi.

Le FIGARO. – Votre mission est-elle accomplie ?

Jean-Marc SAUVÉ. – Une mission de ce genre n’est jamais terminée. Mais, après 32 mois de travail, si nous ne pouvons pas prétendre détenir toute la vérité, nous avons accumulé assez de vérité pour nous exprimer avec un degré de certitude suffisant.

Quel est le résultat majeur de cette enquête ?

Nous avons contribué à mettre en lumière un double désastre. Dans l’Église catholique, les violences sexuelles sont une réalité accablante. L’Inserm évalue, sur la base d’un sondage réalisé par l’Ifop auprès d’un échantillon représentatif de 28.000 personnes, à 216.000 le nombre de celles qui, vivant aujourd’hui en France, ont été victimes pendant leur minorité de clercs, religieux ou religieuses catholiques…

Pour l’Église et pour la société, ces résultats sont terrifiants

Jean-Marc Sauvé

Le même institut évalue à 5

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