Cammas-Caudrelier s’envolent encore un peu plus, les premiers Imoca dans le Pot-au-noir


En Class40, Kito de Pavant et Gwen Gbick ont abandonné, victimes d’une avarie de bout-dehors.

Au pointage de 9h jeudi matin, Franck Cammas et Charles Caudrelier menaient toujours largement la flotte des maxi-trimarans Ultim sur la Transat Jacques Vabre. Edmond de Rothschild filait à 32 nœuds dans la remontée de l’Atlantique vers la seconde marque de parcours, San Pedro et San Paulo, qu’ils devront laisser à bâbord avant de mettre cap vers La Martinique avec un 2e passage du Pot-au-noir. 2es, Armel Le Cléac’h et Kevin Escoffier (Banque Populaire XI) sont très loin derrière (+383 milles).

Selon les derniers routages, Cammas et Caudrelier pourraient arriver à Fort-de-France les premiers mardi prochain, avant les leaders chez les Ocean Fifty dont la route est plus courte (5800 milles contre 7500 pour les Ultim). Dans cette catégorie des trimarans de 15,24 mètres, Sébastien Rogues et Matthieu Souben (Primonial) sont toujours devant avec 54 milles d’avance sur Sam Goodchild et Aymeric Chappellier (Leyton) nouveaux 2es. Erwan Le Roux et Xavier Macaire (Koesio) sont 3es (+55,5). Tous ont passé dans la nuit le waypoint de Fernando de Noronha, archipel brésilien au large de Natal.

En Imoca, LinkedOut, Apivia et Charal en sont encore loin et naviguent désormais dans le Pot-au-noir. Thomas Ruyant et Morgan Lagravière gardent la main mais ont nettement freiné (8 nœuds), une cinquantaine de milles devant Jérémie Beyou et Christopher Pratt. Charlie Dalin et Paul Meilhat sont toujours 3es (+57). En Class40, Jonas Gerckens et Benoît Hantzperg (Volvo) mènent la flotte en direction du Cap Vert, 13 milles devant Antoine Carpentier et Pablo Santurde Del Arco (Redman).

Nous faisons demi-tour et abandonnons donc la course

Kito de Pavant et Gwen Gbick

À noter l’abandon de Kito de Pavant et Gwen Gbick, victimes d’une avarie de bout-dehors sur HBF – Reforest’action au sud-ouest des Canaries. «Le bout-dehors a littéralement explosé sous la pression du gennaker alors que nous marchions à près de 20 nœuds dans un vent mollissant, mais bien aidés par une houle de nord-est, raconte le duo. Sans bout-dehors, impossible d’envoyer les spinnakers et autre Code 0 ou Code 5, les seules voiles utiles pour le reste du parcours. La décision a été vite prise. Nous faisons demi-tour et abandonnons donc la course. Nous nous dirigeons maintenant vers le nord et le détroit de Gibraltar, distant de plus de 1000 milles. Il nous faudra sans doute une bonne semaine.» Il s’agit seulement du 3e abandon depuis le départ du Havre sur 79 bateaux en course.



Source link