Agir contre le harcèlement scolaire qui touche un enfant sur dix


Le harcèlement en milieu scolaire est un phénomène polymorphe, reposant dans la plupart des cas sur un effet de groupe. Il touche un nombre important de jeunes et jusqu’à 10 % des collégiens.

Le développement des réseaux sociaux et du harcèlement à caractère sexuel, notamment le « revenge porn », constituent aujourd’hui une source de harcèlement en constante évolution.

Les victimes de harcèlement en milieu scolaire subissent la peur du fait d’être, souvent, isolées. Les pouvoirs publics veulent tout mettre en œuvre pour leur permettre de signaler facilement les personnes qui se livrent à ces manœuvres d’intimidation et de chantage.

« Que la honte change de camp »

Le chef de l’État a posté une vidéo ce 18 novembre 2021 où il annonce :

  • la création d’une application mobile « 3018 » du même nom que le numéro vert d’appel déjà existant. Objectif : permettre aux victimes un signalement plus efficace et plus rapide ;
  • le renforcement des maisons des adolescents, les points d’accueil écoute jeunes, les lieux physiques avec des personnes pour recevoir la parole et pour écouter partout sur le territoire ;
  • une certification à la sensibilisation au numérique aux élèves de 6e à partir de la rentrée 2022. Objectif : apprendre à utiliser les réseaux sociaux et le numérique. 2021 sera une année d’expérimentation.
  • l’extension du contrôle parental avec une installation d’une application par défaut sur tous les téléphones, ordinateurs et tablettes utilisées par les enfants. Un changement de la loi sera opéré en ce sens.

« Non au harcèlement »

L’action contre le harcèlement mobilise de nombreux acteurs : chefs d’établissements, professeurs, services de police et de justice, mais aussi associations ou parents d’élèves.

Un plan volontariste contre le harcèlement, « Non au harcèlement » (NAH), comprenant le programme phAre, se déploie dans tout le système scolaire avec :

  • la mise en place d’un critère climat scolaire dans l’évaluation des établissements ;
  • l’élargissement des enquêtes en matière de climat scolaire et de victimation auprès des élèves de niveau élémentaire ;
  • le plan de prévention et d’action contre le harcèlement entre élèves (pHARe) avec :
    • la formation d’au moins cinq adultes par établissement ;
    • la désignation d’ambassadeurs « NAH » parmi les élèves ;
    • la mise en place de protocoles de prise en charge adaptés au contexte local ;
  • la coopération internationale renforcée pour partager les meilleures pratiques en la matière :
    • la France a ainsi initié, en lien avec l’Unesco, la première conférence internationale sur le sujet en novembre 2019 ;
    • le renforcement de l’expertise scientifique au sein du ministère, avec la création d’un comité d’experts réunissant chercheurs et partenaires ;
  • la mobilisation des élèves et le déploiement de campagnes annuelles de prévention, avec un concours annuel mobilisant plusieurs centaines d’écoles et d’établissements.



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