affrontements entre soignants opposés au passe sanitaire et forces de l’ordre


Une manifestation contre la présence de policiers et gendarmes a dérapé en affrontements. Trois personnes ont été interpellées.

Vendredi 15 octobre, des affrontements ont opposé des membres du personnel du CHU de Martinique, l’hôpital Pierre Zobda Quitman, aux forces de l’ordre. En cause, un contrôle par la puissance publique du passe sanitaire des soignants, qui a heurté une partie du personnel et des syndicats.

Le principal établissement médical de Fort-de-France avait annoncé le contrôle du passe sanitaire des patients, visiteurs et personnels à compter du 11 octobre dernier, dans un contexte de légère reprise des contaminations au Covid-19. Les premiers jours étaient à la «bienveillance et la pédagogie», comme le promettait un communiqué de presse. Puis la fermeté s’est imposée, matérialisée par la présence de gendarmes et de policiers à partir de jeudi, comme le décrivait Martinique 1ère. Un renfort qui n’a pas été du goût des syndicats, Jean-Pierre Jean-Louis, de Force Ouvrière affirmant qu’«il n’est pas normal que nous ayons des gendarmes alors que nous n’avons commis aucune faute».

La tension est donc montée d’un cran le lendemain, pour aboutir à une manifestation d’un peu plus de 350 personnes selon les policiers de la Compagnie Départementale d’Intervention et un escadron de gendarmes mobiles. Ces derniers ont alors eu de plus en plus de mal à contenir l’énervement de certains. Plusieurs vidéos montrent des scènes de bagarre, de prise d’assaut d’une entrée par du personnel, ainsi que d’interpellations musclées, le tout sous des cris de protestation. Toujours selon Martinique 1ère, trois personnes ont été interpellées entre 12h45 et 16h. Selon France-Antilles , la direction et le personnel administratif ont aussi dû être évacués.

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Le préfet de la Martinique Stanislas Cazelles et le directeur général de l’ARS Jérôme Viguier ont rapidement condamné les violences et les dégradations constatées. «Le préfet et le directeur général rappellent qu’en cette période d’état d’urgence sanitaire tous les efforts doivent converger vers la lutte contre la propagation du virus» ont-ils affirmé, défendant le strict contrôle du passe sanitaire. La direction de l’hôpital a elle appelé à «un retour à la raison et à l’apaisement».



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