Accord UE-USA – Les principales réactions des acteurs économiques


Voici les premières réactions des acteurs économiques européens et américains concernés par la suspension, pour cinq ans supplémentaires, des taxes douanières punitives que Washington et les Européens s’infligeaient, dans le cadre de leur vieux conflit sur les subventions illégales accordées à Airbus et Boeing.

Aéronautique

Cet accord « permet de créer les conditions d’une concurrence équitable » entre Airbus et Boeing, « comme nous le préconisons depuis le début de ce conflit », et permet d’« éviter des tarifs douaniers qui nuisent à tous et ne font qu’ajouter aux nombreux défis auxquels notre industrie est confrontée », a réagi un porte-parole d’Airbus dans une déclaration transmise à l’AFP. Boeing a pour sa part salué une trêve de cinq ans qui garantit que « tout futur soutien gouvernemental au développement ou à la production d’avions commerciaux doit être fourni aux conditions du marché ». « Boeing soutiendra pleinement les efforts du gouvernement américain pour garantir le respect des principes de cet accord », a ajouté le constructeur dans un communiqué.

Agriculture – Alimentation

« [C’est] une excellente nouvelle et un nouveau stimulus pour la reprise économique et pour l’accroissement des exportations agroalimentaires », a réagi dans un communiqué le président de l’organisation agricole italienne Confagricoltura, rappelant que « les États-Unis sont le premier marché en dehors de l’UE pour les produits Made in Italy ».

« Nous accueillons cet accord avec un grand soulagement. Les aliments et boissons espagnols ont souffert pendant un long moment des conséquences d’un conflit extérieur au secteur, qui a provoqué un important retour en arrière pour de nombreuses entreprises, à la faveur d’autres pays concurrents », s’est réjoui dans un communiqué Mauricio Garcia de Quevedo, directeur général de la Fédération espagnole des industries alimentaires et de boissons (FIAB).

Vins et spiritueux

« Nous sommes soulagés car cela donne une visibilité aux entreprises », a déclaré à l’AFP Nicolas Ozanam, délégué général de la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS), tout en soulignant que le dossier n’est pas « réglé définitivement ».

La Fédération espagnole du vin (FEV) a salué dans un communiqué « une excellente nouvelle, qui met fin à une situation totalement injuste, et redonne de l’optimisme aux producteurs espagnols dans l’un de ses principaux marchés d’exportation ». « Rien qu’en 2020, les droits de douane ont provoqué une chute de 9 % en valeur et 4,5 % en volume du vin espagnol exporté vers les États-Unis, ainsi qu’une chute de près de 5 % du prix moyen du vin exporté. Cette mesure a gravement touché près de 90% des producteurs », ajoute la fédération.

« L’annonce d’aujourd’hui est une base importante pour relancer la relation bilatérale et nous exhortons l’administration (Biden) à poursuivre cette dynamique positive », a réagi le Distilled Spirits Council, une association professionnelle américaine.



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