À Sciences Po, l’antenne Génération Z créée par des étudiants soutenant Éric Zemmour veut organiser des conférences à l’école


Une antenne de Génération Z, mouvement de soutien à Éric Zemmour, existe désormais rue Saint-Guillaume. Le projet a fortement déplu aux associations étudiantes.

Selon Valeurs Actuelles , une antenne de Génération Z, mouvement de soutien à Éric Zemmour, a vu le jour à Sciences Po. Les supporters de l’essayiste ont présenté cette initiative étudiante à l’administration en octobre dernier.

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Le projet a déplu à certains organismes et syndicats étudiants. Parmi eux, l’Unef, Solidaires et l’association étudiante Nova. Cette dernière a en effet publié un communiqué le 27 septembre dernier. «Nova a constaté avec stupeur que l’un des projets soumis sur le campus parisien de Sciences Po n’était autre qu’une antenne de Génération Z, mouvement de jeunesse rassemblant les soutiens du polémiste et potentiel candidat d’extrême droite à l’élection présidentielle, Eric Zemmour.»

Génération Z à Sciences Po a récolté plus de 200 voix

Les membres de l’organisation précisent: «Si Nova refuse toute censure a priori (…), la défense de la liberté d’expression et du pluralisme ne saurait cautionner la haine raciale ou religieuse, le sexisme ou encore l’homophobie de certains acteurs du débat.»

Trois élèves de la rue Saint-Guillaume coordonnent l’initiative

L’idée d’une Génération Z à Sciences Po a finalement récolté 202 votes étudiants (il en faut au moins 120 pour qu’une initiative soit validée), rapporte François, étudiant en première année. «J’ai croisé Monsieur Zemmour devant Sciences Po et lui ai parlé de mon idée de créer une antenne à Sciences Po. Il m’a encouragé à le faire. Les ordres venaient d’en haut», rapporte le jeune homme de 17 ans. Son camarade Hugo, lu aussi à Sciences Po, en master, qui a rejoint le mouvement national Génération Z début septembre, a prêté main forte. Au total, ils sont trois élèves de la rue Saint-Guillaume, chacun engagé dans le syndicat étudiant de droite UNI, à coordonner l’initiative.

«Nous avons encouragé les étudiants à ne pas voter pour cette initiative». Raphaël Zaouti, président de l’organisation étudiante transpartisane Nova

De son côté, Raphaël Zaouti, président de l’organisation étudiante transpartisane Nova, réagit: «Les règles sont ce qu’elles sont et il faut les respecter: ils ont récolté le nombre de voix suffisantes. Ceci dit, il y a des initiatives qui en ont récolté 1200…» A propos du communiqué diffusé par Nova, Raphaël Zaouti ajoute:«Nous sommes attachés aux valeurs du pluralisme et de la liberté d’expression, mais on ne peut pas considérer que les propos haineux et condamnés par la justice d’une personne s’inscrivent dans cette liberté d’expression». Et si Nova n’a pas appelé au boycott de Génération Z à Sciences Po, précise Raphaël Zaouti, «nous avons encouragé les étudiants à ne pas voter pour cette initiative».

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Génération Z veut inviter le directeur de Valeurs Actuelles

De son côté, Hugo précise: «Contrairement aux principaux syndicats de gauche à Sciences Po, c’est vrai que Nova n’a pas demandé à ce que cette élection soit annulée et reportée, une fois le résultat des votes connu. Nova a accepté notre initiative par principe du respect de la pluralité». L’antenne Génération Z compte désormais organiser des conférences. «Nous avons invité le directeur de la rédaction de Valeurs Actuelles Geoffroy Lejeune et souhaiterions inviter Mathieu Bock-Côté», explique François. «Nous aimerions aussi organiser des débats: autour du féminisme par exemple, avec la journaliste Charlotte d’Ornellas face à une journaliste de gauche.» Sollicité, représentant de l’Unef à Sciences Po n’a pas encore répondu à notre demande d’entretien.

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