À Marseille, radieuse cité du street art



Situé à seulement 15 minutes à pied du Vieux-Port, le cours Julien est un foyer majeur de la culture alternative à Marseille. Les murs de part et d’autre de cette longue esplanade et des ruelles attenantes sont couverts de graffitis et de fresques multicolores. Certaines œuvres ont un caractère politique ou contestataire, d’autres se veulent plus ludiques. Les plus grands noms du street art hexagonal ont laissé leur empreinte ici ou là, des mosaïques d’Invader aux pochoirs engagés de C215… Entre créations illégales et murs sponsorisés par la municipalité, l’art urbain y est présent partout !

Ce qu’il faut savoir

Sur le cours Julien, le paysage urbain est sans cesse renouvelé : différents artistes sont fréquemment invités à créer à tour de rôle sur des murs dédiés, et il n’est pas rare qu’un graffeur appose son blaze sur une fresque murale fraîchement peinte. De 2012 à 2016, l’Atelier Juxtapoz proposait une fois par mois à des artistes d’investir le M.U.R. (Modulable Urbain Réactif), cadre de trois mètres sur cinq situé à l’angle entre le cours et la rue Crudère. Nombreux sont les street artistes connus, locaux et internationaux, qui s’y sont déjà produits, comme les Marseillais Manyoly et Mahn Kloix, la Brésilienne Nhobi ou l’Américain Eddie Colla. Depuis 2017, l’espace est le théâtre de créations spontanées, faute de financement.

Selon les artistes qui ont fait du quartier leur terrain de jeu, il est plus facile de graffer à Marseille qu’ailleurs en France. Au cours Julien, les autorités ne se contentent pas de tolérer le street art : elles l’encouragent, espérant ainsi rendre les rues plus attractives. En 2018, le conseil départemental des Bouches-du-Rhône a financé une campagne pour la réhabilitation des façades et parkings du quartier. Plus de 200 devantures de commerces ont été concernées par ce programme, permettant aux talents du collectif urbain Massilia Graffiti de s’exprimer. Si, depuis, de nombreuses œuvres ont disparu sous les graffitis, certaines fresques subsistent.

Un festival de street art est aussi régulièrement organisé par l’association des Commerces de la Butte, qui réunit des acteurs locaux avec le soutien des pouvoirs publics. La quatrième édition des festivités a eu lieu tout au long de l’été dernier, réinjectant art et vie dans le quartier à l’issue du premier confinement. Avec ou sans festival en 2021, une chose est sûre : le cœur urbain de Marseille continue de battre au cours Julien.



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