À Lisbonne, l’art urbain sur un air de fado


Lisbonne est devenue un véritable musée en plein air. En plus d’exposer aux yeux de tous ses fameux azulejos, ces carreaux de faïence colorés en dégradés de bleu, la ville regorge d’œuvres de street art. Dans le Bairro Alto en particulier, plusieurs murs s’offrent à la créativité des graffeurs. Niché au cœur du vieux Lisbonne, le quartier ne se contente pas d’être le repère des noctambules amateurs de ses dizaines de bars, restaurants ou clubs de fado, ce chant nostalgique du Portugal. Arpentez ses rues pavées pendant la journée et ouvrez grand les yeux !

Ce qu’il faut savoir

Depuis la révolution des Œillets de 1974 qui vit le renversement de la dictature salazariste, le street art n’a cessé d’étendre son empreinte sur Lisbonne. Considéré comme un fléau quand des graffitis s’invitent illégalement sur des façades protégées, il contribue aussi depuis quelques années au renouvellement du paysage urbain. Le Département de l’Héritage Culturel de Lisbonne a créé à cet effet la Galeria de Arte Urbana (GAU) en 2008. Celle-ci réserve sept panneaux de la ville au street art, tout en assurant la préservation des monuments historiques.

Les premiers espaces de la GAU se trouvent à l’entrée du Bairro Alto, sur Calçada da Glória. Cette galerie à ciel ouvert commandite des œuvres toute l’année à des artistes locaux ou internationaux. D’autres rues comme Rua da Vinha, Rua de São Bartolomeu ou Travessa dos Fiéis de Deus regorgent de créations colorées. Sur cette dernière, observez la fresque d’inspiration maoïste peinte par RIGO & Antonio Alves, ou encore les personnages au sourire grinçant du luxembourgeois Sumo DoubleDevil.

Nombreux sont ceux qui réclament toujours plus d’espace pour l’art public. Certains se sont d’ailleurs rassemblés dans des collectifs tels Underdogs, créé par le célèbre artiste portugais Vhils. Une chose est sûre : Lisbonne a d’ores et déjà donné au street art ses lettres de noblesse.

Fresque révolutionnaire dans la rue Travessa dos Fieis de Deus, 2013

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© Bertrand Rieger / hemis

Street art dans la Travessa dos Fieis de Deus

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Le funiculaire du Bairro Alto

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© Eric Planchard / hemis



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