5 bonnes raisons de se rendre à Art Paris cette année


1. Pour soutenir un secteur en pleine tempête

La 22ème édition d’Art Paris devait ouvrir ses portes du 2 au 5 avril. Comme toutes les expositions, les salons et les foires du printemps, elle a vu son élan brutalement arrêté par le confinement. Après avoir espéré se tenir en mai, Art Paris a communiqué sur son annulation, puis s’est tenue en ligne à la fin du printemps, avant de finalement décider de s’emparer du Grand Palais en septembre. « Pour maintenir un événement physique avec ces conditions, il faut avoir un mental d’acier », nous confie Guillaume Piens, commissaire général, à quelques jours de l’ouverture, lui dont le cœur bondissait à chaque annonce gouvernementale. Et il n’est pas le seul : le monde de l’art a tout entier été ébranlé par ces mois de crise. La rencontre entre galeristes et collectionneurs est aujourd’hui plus que jamais nécessaire à la bonne santé d’un marché de l’art fragilisé. La visite d’Art Paris, premier (et rare !) rendez-vous de la rentrée artistique, s’impose donc comme un incontournable de l’agenda culturel post-crise.

Art Paris Art Fair 2019

Art Paris Art Fair 2019, 2019

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2. Parce que le virtuel ne fait pas tout !

À l’instar de nombreux musées et galeries, Art Paris a surfé sur la tendance des expositions virtuelles en proposant une version digitale de sa foire, en partenariat avec la plateforme Artsy. « Le virtuel, on a essayé, c’était intéressant. Des gens ont découvert des galeries qu’ils ne connaissaient pas. À l’avenir, nous réfléchirons à l’idée de coupler les deux », reconnaît Guillaume Piens. Avant d’ajouter, formel : « Mais le virtuel ne suffit pas. » Car une œuvre ne saurait se résoudre à sa simple image, il faut conserver l’idée d’un rendez-vous. « Rien ne vaut l’expérience physique de la rencontre avec une œuvre pour concrétiser une vente », appuie-t-il. La déambulation rêveuse dans les allées du Grand Palais, et (surtout) le moment où le regard s’arrête, conquis, ne se remplacent pas.

Edouard Taufenbach, La Petite Baigneuse

Edouard Taufenbach, La Petite Baigneuse, 2018

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3. Parce qu’Art Paris compte 36 % de nouvelles galeries

Parmi les 112 galeries (sur 150 d’ordinaire) présentes pour cette 22ème édition, 24 viennent de l’international, et 36 % d’entre elles sont de nouvelles venues. Bonne nouvelle, on retrouvera pour la première fois parmi les stands d’Art Paris les importantes galeries Perrotin, Jeanne Bucher Jaeger et Karsten Greve associé à Caroline Smulders, ainsi que toute une génération de jeunes galeristes comme Pauline Pavec, Arnaud Faure Beaulieu et 193 Gallery. On comptera également 19 expositions monographiques sur les stands, parmi lesquelles Soly Cissé à la galerie Chauvy, Robert Combas à la galerie Perahia, Xiao Guo Hui chez Christopher Cutts Gallery ou encore Sarah Trouche à la galerie Marguerite Milin. De belles découvertes en perspective !

JR, Finding Hope, vue de jour

JR, Finding Hope, vue de jour, 2020

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Photographie en couleur, plexiglas mat, aluminium, bois • © JR • © Galerie Perrotin

4. Parce que toutes les conditions sanitaires sont réunies

Parlons peu, parlons bien. Si Art Paris ouvre ses portes au grand public, ce n’est que grâce à une mise en place spéciale Covid-19 ultra rigoureuse. Seules 3 000 personnes pourront être réunies en même temps sous les verrières du Grand Palais (d’ordinaire, celui-ci en autorise 5 000). Les horaires ont été aménagés de façon à ce que le vernissage, qui réunit habituellement jusqu’à 17 000 personnes en une seule journée, soit étalé sur les matinées du 9 au 13 septembre. Le plan, lui aussi, a été revu afin d’aménager un sens de visite différencié, qui évite les croisements de foule : l’allée centrale a été élargie, deux allées ont été supprimées. Une zone de détente et de restauration large et aérée a été pensée. À l’entrée, du gel hydroalcoolique est mis à disposition, et le masque est obligatoire durant toute la visite. Et Guillaume Piens de conclure : « Il faut faire attention à ne pas se laisser submerger par la peur : on doit apprendre à vivre avec ce virus. »

Visites décryptées

5. Pour que la rentrée tienne toutes ses « Promesses »

Il attirera tous les regards : le secteur « Promesses » réunira dans un emplacement de choix, au centre du Grand Palais, 14 galeries émergentes venant d’Europe et d’Afrique. Toutes ont moins de six ans et ont bénéficié d’une aide financière de la foire pour présenter de jeunes artistes internationaux. Art Paris s’affirme ici comme une foire découvreuse, et renforce cette particularité en faisant appel au commissaire Gaël Charbau, qui propose « Histoires communes et peu communes », une exposition de 19 artistes français, nourrie de nombreux textes explicatifs – « car c’est important pour nous de donner des clés », souligne Guillaume Piens. Ceux-ci ont en commun d’être pour la plupart nés dans les années 1980 ; ils dialogueront ici avec quelques stars de la scène française (Sophie Calle, Roland Flexner). Un autre parcours, dédié à la création de la péninsule ibérique, mettra en valeur Maria Helena Vieira Da Silva, Júlio Pomar ou encore Antoni Tàpies dans les stands de 17 galeries. Pour un dernier voyage avant l’automne…

Moustapha Baidi Oumarou, New baby

Moustapha Baidi Oumarou, New baby, 2020

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Du 10 au 13 septembre 2020

Vernissage le 9 septembre de 11h à 20h
Accès : entrée principale Avenue Winston Churchill, 75008, Paris
www.artparis.com



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