3615 cœur brisé | Beaux Arts



Sites de rencontre, messageries instantanées, applications par dizaines sur les smartphones… L’amour virtuel n’a jamais été autant d’actualité. Les origines de ce phénomène remontent pourtant aux années 80, à l’invention de la télématique et du Minitel rose. Un simple code permettait alors de rentrer en contact et de flirter avec des inconnus.

Pas d’images, pas de sons : avec le minitel, tout se joue à travers le texte et ses suggestions. Au grand dam de Brocatella, jeune animatrice du Minitel rose au cœur brisé qui se languit de connaître le vrai visage de son nouvel amant numérique. Dans le film en technicolor d’Olivier Cheval, diplômé du Fresnoy en 2019, le quotidien de Brocatella tourne autour de son poste de travail, de ses livres et de ses chagrins d’amour. Les scènes de poésies furtives tapées au clavier soulignent la force du langage dans ces relations virtuelles.

Sur fond de comédie musicale, Rose minitel est une plongée douce-amère, façon sitcom, dans les années 80, avec ses tenues flashy et ses coupes de cheveux sculpturales. Dans un décor soigné, où chaque objet chiné avec attention est parfaitement à sa place, l’actrice, tendrement nostalgique, fait revivre tout une époque aux prémices de l’amour 2.0.

Rose minitel, Olivier Cheval, 2019, 28 minutes 40′

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Le Fresnoy – Studio national des arts contemporains



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