un fils de l’ex-président du Panama plaide coupable à New York de blanchiment


Un fils de l’ex-président panaméen Ricardo Martinelli (2009-2014), extradé vendredi du Guatemala vers les États-Unis, a plaidé coupable à New York de blanchiment d’argent et reste en détention, dans le cadre d’un scandale de corruption qui éclabousse une partie de l’Amérique du Sud, a appris l’AFP mardi de source judiciaire. Ricardo Alberto Martinelli Linares avait été arrêté au Guatemala en 2020 à la demande des autorités américaines et a été extradé vers New York où ses avocats ont préparé tout le week-end sa défense.

«Il a plaidé coupable et demeure en détention», a déclaré à l’AFP un porte-parole du procureur du tribunal fédéral de Brooklyn, ce qui signifie que Ricardo Alberto Martinelli Linares échappera à un procès à New York. Son extradition vers les États-Unis survient un mois après celle de son frère, Luis Enrique Martinelli Linares, poursuivi pour les mêmes chefs d’accusation dans le cadre de l’affaire de corruption Odebrecht, du nom d’une entreprise de travaux publics brésilienne, qui a éclaboussé une grande partie de la classe politique sud-américaine. Les deux frères avaient été arrêtés à l’été 2020 à l’aéroport de Guatemala alors qu’ils tentaient de regagner leur pays dans un vol humanitaire privé.

La justice américaine les réclamait car ils auraient permis le versement de 28 millions de dollars sur des comptes bancaires secrets au nom d’entreprises fantômes. Le Panama veut aussi juger les frères Martinelli pour un scandale de corruption connu sous le nom de «Pomme Bleue», mais la loi guatémaltèque établit que la priorité est donnée au pays qui fait la demande en premier, dans ce cas les États-Unis.

Ricardo Martinelli père est lui-même accusé dans le cadre de l’affaire Odebrecht. L’ancien président panaméen, qui jouit d’une popularité certaine, a annoncé son intention d’être candidat pour l’élection présidentielle de 2024. Le scandale Odebrecht a éclaboussé de nombreux dirigeants et partis politiques en Amérique latine. D’anciens patrons de la société de BTP brésilienne ont reconnu devant la justice avoir distribué illégalement des millions de dollars de pots-de-vin en échange notamment d’attributions de marchés publics.



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