SenseTime fera bien son entrée en Bourse, malgré son inscription sur liste noire américaine


La société chinoise vient de faire une nouvelle demande d’introduction à la Bourse de Hong Kong. Elle prévoit de faire ses débuts à partir du 30 décembre prochain.

Le chinois SenseTime, dont l’entrée en Bourse avait été reportée après son inscription sur liste noire américaine, fera ses débuts sur la place de Hong Kong le 30 décembre, a indiqué lundi le spécialiste de l’intelligence artificielle. SenseTime conçoit des applications de reconnaissance faciale et d’image servant notamment à la surveillance des foules et à la vérification d’identité.

L’entreprise a été placée au début du mois sur liste noire par le Trésor américain, qui l’accuse d’avoir mis au point une technologie permettant d’identifier spécifiquement des membres de l’ethnie ouïghoure en Chine, y compris ceux qui portent «la barbe, des lunettes de soleil ou un masque», afin de servir la surveillance policière au Xinjiang.

Exclusion des investisseurs américains

SenseTime, qui avait fustigé des «accusations infondées», avait dans la foulée reporté son entrée en Bourse, prévue le 17 décembre. L’inscription sur liste noire rend pratiquement impossible l’achat de titres de sociétés y figurant par des banques ou des ressortissants américains.

La start-up a finalement déposé lundi une nouvelle demande de cotation et prévoit de faire ses débuts à Hong Kong le 30 décembre, a-t-elle indiqué. SenseTime compte lever 767 millions de dollars (682 millions d’euros). L’entreprise précise qu’«en raison de la nature […] évolutive de la réglementation américaine, nous devons exclure les investisseurs américains» de cette levée de fonds.

Selon l’agence d’information financière Bloomberg, le champion de l’intelligence artificielle a néanmoins sécurisé 512 millions de dollars (454 millions d’euros) auprès de neuf investisseurs, dont le fonds d’investissement public chinois Mixed-Ownership Reform Fund.

En 2019, Washington avait déjà placé SenseTime sur la liste noire du ministère du Commerce pour des raisons similaires, interdisant aux Américains de lui vendre des technologies.



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