Selon la FNSEA – L’année 2023 devra conjuguer « souveraineté alimentaire et énergétique »


Après une année bouleversée par des événements climatiques extrêmes et la flambée des coûts de production, la présidente du syndicat agricole majoritaire FNSEA Christiane Lambert a appelé mercredi à conjuguer « souveraineté alimentaire et énergétique ».

« L’année démarre très fort avec la loi sur les énergies renouvelables, la proposition de loi (sur les négociations commerciales), et la gestion des risques agricoles » liés au changement climatique, a-t-elle égrené lors d’une conférence de presse.

Après l’invasion russe de l’Ukraine, le syndicat a contribué à remettre la notion de souveraineté alimentaire sur la table, le conflit perturbant fortement le marché mondial des engrais et des céréales. Il forme, désormais, le vœu de tendre vers la souveraineté énergétique.

L’activité agricole consomme beaucoup d’énergie, gaz ou électricité, pour conserver au frais les fruits et légumes, conditionner le lait ou transformer la betterave. « Ces deux sujets sont très liés », a donc souligné Christiane Lambert, qui achève en mars son mandat à la tête du puissant syndicat agricole.

Malgré l’existence d’aides comme l’« amortisseur électricité » ouvert aux entreprises de moins de 250 salariés et moins de 50 millions de chiffre d’affaires, agriculteurs et éleveurs appellent l’Etat à l’aide depuis plusieurs mois pour faire face à la hausse des prix du gaz et de l’électricité, alertant sur le risque de faillites.

« Il faut que nous créions les conditions du développement et de l’amplification de cette double souveraineté, tout en répondant à la question de la résilience des exploitations ou de la planification écologique », a estimé Christiane Lambert.

Par ailleurs, le syndicat espère que le Sénat confirmera fin janvier le texte voté en décembre par l’Assemblée, qui prévoit d’étendre aux chefs d’exploitations et conjoints collaborateurs « le calcul de la retraite de base sur les seules 25 meilleures années », et non plus sur l’ensemble de la carrière.

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Christiane Lambert a également apporté son soutien à la proposition de loi du groupe Renaissance qui vise à donner plus de poids aux industriels de l’agroalimentaire lors des négociations des prix avec la grande distribution, validée mercredi en commission par les députés. Elle a notamment souhaité le maintien de « l’encadrement des promotions », un dispositif en expérimentation, attaqué « par un certain nombre de distributeurs ».

La FNSEA sera aussi « mobilisée » lors de la concertation sur l’avenir de l’agriculture française, lancée en décembre, et qui aboutira à un projet de loi d’orientation agricole cet été.



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