rendez-vous, différences Pfizer, Moderna, AstraZeneca, effets secondaires…


TOUT SAVOIR SUR LES VACCINS – La campagne pour une dose de rappel est lancée pour les personnes à risque.

  • La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de ne pas utiliser le vaccin de Moderna pour la troisième dose mais seulement le Comirnaty de Pfizer/BioNTech. La HAS préfère attendre la décision de l’Agence européenne des médicaments (EMA) après l’alerte émise sur un risque accru d’inflammation du myocarde chez les jeunes avec le vaccin Moderna.
  • L’Agence européenne des médicaments (EMA) a approuvé le 4 octobre l’administration d’une troisième dose du vaccin Pfizer/BioNTech pour les plus de 18 ans, six mois après la deuxième dose. Le régulateur européen craint une baisse de protection des personnes vaccinées. D’après une étude américaine, les effets secondaires après une dose de rappel sont largement «similaires» à ceux expérimentés après la deuxième. «Ils étaient la plupart du temps légers ou modérés, et de courte durée», a précisé la directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC).
  • En France, les personnes à risque sont éligibles à une dose de rappel. Cela concerne le personnel soignant ou médico-social, les immunodéprimés et leurs proches, les personnes de plus de 65 ans ou présentant des comorbidités ayant reçu leur deuxième dose de vaccin Pfizer, Moderna ou AstraZeneca il y a plus de six mois. Une dose de rappel est également recommandée aux personnes ayant bénéficié d’une injection du vaccin Janssen à dose unique il y a plus de quatre semaines. Un «nombre important» de cas d’échec du vaccin contre le Covid-19 de Janssen été repéré, a indiqué le 13 septembre l’Agence du médicament (ANSM).
  • Le cap des 50 millions de Français primo-vaccinés a été atteint le 17 septembre avec 17 jours de retard sur l’objectif fixé par le gouvernement en juillet. Au 14 octobre 88% des plus de 12 ans ont désormais reçu au moins une injection mais 10 % des plus de 75 ans n’ont reçu aucune injection, selon les données de l’Assurance-maladie.
  • Depuis le 15 septembre, la vaccination est obligatoire pour les soignants. Depuis le 16 octobre, ces derniers doivent disposer d’un schéma vaccinal complet sous peine d’âtre suspendus. D’après les dernières remontées du ministère de la Santé, 0,6% des professionnels soumis à l’obligation vaccinale ont été suspendus depuis le 15 septembre. Soit «environ 15.000 salariés sur 2,7 millions de personnels concernés».

Dans cet article régulièrement mis à jour, Le Figaro vous propose un point complet sur les vaccins et sur la campagne de vaccination en France.

1. Où en est la campagne de vaccination?

Le vaccinodrome du Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines. GONZALO FUENTES / REUTERS

En France. Au 14 octobre 2021, 50.780.417 personnes ont reçu au moins une injection (soit 75,8% de la population totale) et 49.424.118 personnes ont désormais un schéma vaccinal complet (soit 73,8% de la population totale), selon les données de la Direction générale de la Santé.

Dans le monde. Rapporté à la taille de la population, c’est Malte qui mène la course avec plus de 80% de sa population totalement vaccinée. Suivent l’Islande et le Portugal.

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2. Qui peut se faire vacciner et quand ?

La campagne de vaccination a démarré à la fin du mois de décembre 2020. BENOIT TESSIER / REUTERS

Comment ça se passe ? La vaccination contre le Covid-19 se fait en deux temps : une première injection intramusculaire dans le bras, suivi d’une seconde après un délai de trois à sept semaines pour les vaccins Pfizer et Moderna et de neuf à douze semaines pour le vaccin d’AstraZeneca. Le vaccin de Johnson & Johnson ne nécessite en théorie qu’une seule dose.

• Une dose de rappel de vaccin à ARNm est recommandée six mois après la vaccination initiale pour les personnes à risques: personnel soignant, personnes immunodéprimées ou âgées de plus de 65 ans. Elle est recommandée à toutes les personnes ayant reçu le vaccin Janssen quatre semaines après la première injection..

• À la fin du mois de décembre 2020 la France a entamé sa campagne de vaccination en commençant par les personnes les plus âgées et/ou résidant en Ehpad. Elle s’est peu à peu ouverte aux soignants et personnes à risque. Le critère d’âge a finalement été avancé jusqu’à concerner tous les Français majeurs le 31 mai. L’inscription se fait via le numéro national 0800 009 110 ou en appelant directement un centre de vaccination référencé sur sante.fr. Ou en utilisant les plateformes de prise de rendez-vous médical en ligne – Doctolib, Maiia et Keldoc.

• Toutes les personnes âgées de plus de 55 ans peuvent se faire vacciner par un médecin généraliste dans son cabinet avec le vaccin Janssen ou AstraZeneca, chez un infirmier ou chez leur pharmacien sans prescription médicale.

• Depuis le 24 mai, les injections de Moderna se font également en ville pour toutes les personnes éligibles. Le vaccin Pfizer sera livré aux soignants libéraux à partir du 1er octobre 2021.

• Les adolescents de plus de 12 ans sans comorbidités, sont éligibles à la vaccination depuis le 15 juin. Avec le vaccin de Pfizer/BioNTech mais aussi celui de Moderna depuis le 28 juillet. Les mineurs de plus de 16 ans n’ont pas besoin de l’autorisation de leurs parents. Pour les autres, âgés de 12 à 15 ans, l’autorisation d’un seul parent est requise.

Faut-il se vacciner si on a déjà eu le Covid ? Les personnes ayant déjà développé une forme symptomatique ou asymptomatique du Covid-19 n’ont besoin que d’une seule dose de vaccin pour être totalement vaccinées. La Haute Autorité de Santé préconise la mise en place de tests sérologiques avant l’injection de la première dose afin de prévoir la nécessité d’une deuxième dose pour ceux qui n’auraient pas eu de symptômes.

3. Pfizer, Moderna, AstraZeneca… Quels sont les vaccins disponibles contre le Covid-19?

Le vaccin d’AstraZeneca se conserve dans un réfrigérateur ordinaire. JOE GIDDENS / AFP

L’OMS recense plusieurs dizaines de candidats vaccins contre le SARS-CoV-2 en phase d’essais cliniques chez l’homme à travers le monde.

En Europe, quatre vaccins ont pour le moment été autorisés par la Commission européenne après avis favorable de l’Agence européenne du médicament (EMA). Celui du germano-américain Pfizer/BioNTech le 21 décembre, celui de l’américain Moderna le 6 janvier. Un troisième vaccin, celui de l’anglo-suédois AstraZeneca/Oxford a été approuvé le 29 janvier par l’EMA. Enfin le vaccin de l’américain Johnson & Johnson mis au point par sa filiale Janssen a été approuvé le 11 mars en Europe. Ils ont, dans la foulée, obtenu de la Haute Autorité de Santé l’autorisation de mise sur le marché français. Depuis fin juillet toutefois, les nouvelles doses livrées d’AstraZeneca sont en France destinées aux pays en développement via Covax, le système de solidarité internationale.

Le vaccin allemand CureVac qui visait une mise sur le marché au 2e trimestre 2021 a publié des premiers résultats décevants. Le seul vaccin français, développé par Sanofi et GSK, ne serait disponible qu’à la fin de l’année.

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Au total, l’Union européenne a conclu six contrats avec Pfizer/BioNTech, Moderna, AstraZeneca, Johnson & Johnson, Sanofi, CureVac, pour un total de 2,5 milliards de doses. Mercredi 4 août, la Commission européenne a annoncé avoir passé un accord avec la société américaine Novavax pour un achat anticipé de 200 millions de doses. Des négociations sont en cours avec Valneva. De quoi vacciner l’ensemble de la population européenne.

La France dispose de 15% des précommandes européennes de vaccins, soit à terme plus de 200 millions de doses selon le ministère de la Santé.

4. ARN messager, vecteur viral, virus atténué… Quels types de vaccin?

Les vaccins développés contre le coronavirus SARS-CoV-2 utilisent différentes techniques.

Les vaccins à ARN messager (ARNm) : Ce sont ceux de Pfizer/BioNTech, Moderna et CureVac. Pour les deux premiers déjà commercialisés, le taux d’efficacité annoncé est de plus de 90%. Cette technologie très récente utilise des fragments d’ARN du virus qui, une fois dans les cellules de l’organisme, vont leur faire fabriquer des protéines virales qui vont déclencher la réaction immunitaire. Cet ARN est ensuite rapidement éliminé par l’organisme et ne pénètre jamais dans le noyau de la cellule et n’a aucune action sur le génome, précise le ministère de la Santé. L’inconvénient ? Ils ne peuvent être stockés à long terme qu’à très basse température (-70° Celsius pour le premier, -20°C pour le second).

Les «vaccins à virus inactivé» et les «vaccins à virus vivant atténué» : C’est la méthode la plus courante déjà utilisée pour la grippe, la rubéole ou la rougeole et développée contre le Covid-19 par les chinois Sinovac et Sinopharm. Ces vaccins reposent sur une injection du virus entier préalablement rendu inoffensif afin de déclencher une réponse immunitaire en cas d’infection.

Les vaccins à «vecteur viral non réplicatif» : Ce sont ceux d’AstraZeneca et Johnson & Johnson. Un virus inoffensif est utilisé pour transporter le matériel génétique du coronavirus, fabriquant la protéine qui enclenchera une réponse immunitaire. Ils présentent l’avantage d’être conservé à la température d’un réfrigérateur, soit entre deux et huit degrés Celsius.

Le vaccin développé par Sanofi Pasteur avec l’anglais GSK est basé sur la méthode de protéine recombinante. On ne présente pas le virus en entier, mais des fragments de son enveloppe ou son enveloppe vidée du virus. Les vaccins contre l’hépatite B ou le papillomavirus sont fabriqués selon cette méthode.

5. Pourquoi se faire vacciner?

La vaccination contre le Covid-19, qui est gratuite en France, n’est pas obligatoire sauf pour les soignants, les professionnels travaillant avec des personnes fragiles et les gendarmes. L’objectif de la campagne déterminé par le ministère de la Santé est de faire baisser le nombre des formes graves de COVID-19 et empêcher ainsi la saturation des services hospitaliers. Le second objectif plus incertain est de réduire le risque de transmission du virus d’une personne à l’autre. Or, si le vaccin protège d’une infection «profonde», le virus peut éventuellement être transmis, sans provoquer de symptôme autre qu’un léger rhume. La contagiosité sera donc plus faible mais pas éliminée. Le respect des gestes barrières reste donc de mise en attendant une immunité collective qui ne serait pas atteignable en 2021 selon l’OMS.

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Se faire vacciner facilite les déplacements et la vie quotidienne. Il permet d’éviter les tests. Initialement prévu pour les rassemblements de plus de 1000 personnes et les discothèques, le passe sanitaire a été élargi aux lieux culturels et de loisirs, aux restaurants, bars et trains. Il est constitué de la preuve d’un test négatif RT-PCR ou antigénique, d’un certificat de rétablissement du Covid-19 ou d’un certificat de vaccination (attestant d’un vaccin reconnu par l’UE, Pfizer-BioNtech, Moderna, AstraZeneca ou Janssen). Le passe sanitaire permet aux voyageurs de se déplacer dans l’espace européen.

6. Doit-on craindre des effets secondaires?

Les effets secondaires associés aux vaccins anti-Covid autorisés en France sont principalement légers à modérés : des douleurs au point d’entrée de l’injection, frissons, fièvres ou maux de tête. De rares cas de réactions allergiques graves ont cependant été signalés. Si le rapport bénéfice/risque n’est pas remis en cause pour la population générale, la Haute Autorité de santé a donc décidé de ne pas recommander la vaccination «aux personnes ayant présenté des manifestations allergiques graves comme des réactions anaphylactiques». Le vaccin est bien sûr contre-indiqué en cas d’hypersensibilité à la substance active ou à l’un de ses excipients.

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a mis en place un dispositif spécifique de surveillance renforcée des effets indésirables des vaccins anti-Covid-19 sur le territoire français. Sur signalement-sante.gouv.fr, les professionnels de santé et les usagers peuvent signaler tout effet indésirable à la suite d’une vaccination.

Selon son dernier point de situation du 8 octobre, 57.330 cas d’effets indésirables sur plus de 75,5 millions d’injections ont été analysés pour le vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech. La majorité sont non graves et plus fréquents après l’injection de la deuxième dose. 12.217 cas d’effets indésirables ont été analysés pour le vaccin Moderna sur plus de 10 millions d’injections. L’agence rappelle que les cas de myocardites et péricardites signalés en Scandinavie et qui ont poussé ces pays à suspendre la vaccination avec Spikevax chez les moins de 18 ou 30 ans, avaient déjà été signalés en France et en Europe. Ces effets «peuvent survenir très rarement après la vaccination. Ils figurent désormais dans les notices des vaccins. En revanche, ils ne remettent pas en cause le rapport bénéfice/risque des vaccins contre la Covid-19», souligne l’ANSM.

Depuis le démarrage de la vaccination avec le vaccin Vaxzevria d’AstraZeneca, 25.876 cas d’effets indésirables ont été analysés sur près de 7,8 millions d’injections. La grande majorité de ces cas concerne des syndromes pseudo-grippaux, souvent de forte intensité. Enfin, plus de 1 million d’injections ont été réalisées avec le vaccin Janssen et 794 cas d’effets indésirables analysés. Pour ces deux vaccins, des cas de syndrome de Parsonage-Turner (douleur violente d’apparition brutale de l’épaule suivie d’une paralysie du bras) ont été observés et peuvent faire l’objet d’un signal potentiel.

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