plus de 500 personnes piquées par des scorpions chassés par les intempéries


La province d’Assouan, au sud de l’Égypte, a été touchée par de fortes intempéries au cours du week-end, forçant les scorpions à sortir de leurs cachettes et à se réfugier dans de nombreuses maisons.

Après l’invasion d’araignées en Australie, l’Égypte doit faire face à une prolifération de scorpions favorisée par de fortes intempéries. Plus de 500 personnes ont ainsi été hospitalisées dans la province d’Assouan, au sud de l’Égypte, en raison de piqûres d’arachnides, selon un bilan rapporté par l’agence de presse AP. La province a, en effet, été touchée par de fortes averses et orages, provoquant des inondations au cours du week-end, forçant les scorpions à sortir de leurs cachettes et à se réfugier dans de nombreuses maisons, a indiqué le gouverneur Ashraf Attia.

Le gouverneur a précisé qu’au moins 503 personnes avaient dû être hospitalisées après avoir été piquées. Les victimes ont toutefois pu rentrer chez elles après avoir reçu des doses d’antivenin. Le ministre par intérim de la Santé, Khalid Abdel-Ghafar, a indiqué qu’aucun décès lié aux piqûres de scorpions n’était à déplorer. Le quotidien Al-Ahram, géré par l’État, a cependant fait état de trois décès sans en préciser les causes. Les autorités locales ont par ailleurs fermé les écoles dimanche et incité les habitants d’Assouan à rester chez eux.

Assouan, située le long du Nil et abritant 1,5 million de personnes, est l’une des villes les plus arides du monde très rarement touchée par des intempéries aussi violentes. Si les piqûres ne sont donc pas inhabituelles dans cette région désertique, les orages intenses et les averses de grêles ont toutefois libéré un nombre important de scorpions forçant les autorités à placer les hôpitaux en état d’alerte élevée face à l’urgence sanitaire. Certains médecins, en vacances ou occupés avec les vaccinations, sont en outre venus en renfort.

Les scorpions à queue grasse originaires d’Égypte mais aussi d’autres régions arides du Moyen-Orient et d’Afrique, font partie des plus meurtriers au monde. Sans traitement, les personnes peuvent mourir dans l’heure, après avoir été piquées. Des doses supplémentaires d’anti-venin ont ainsi dû être distribuées dans les centres médicaux de villages à proximité des montages et du désert.



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