plaintes après des incidents lors de la manifestation anti-passe


Des manifestants se sont introduits dans les locaux de l’Est Républicain.

Des plaintes ont été déposées après des incidents durant la manifestation contre le passe sanitaire samedi à Belfort: des participants ont notamment tenté de s’introduire dans les locaux du quotidien régional L’Est Républicain, a dénoncé dimanche la préfecture.

Le préfet Jean-Marie Girier «dénonce avec fermeté les graves incidents survenus au cours de la manifestation des antivax», a indiqué la préfecture dans un communiqué diffusé sur ses comptes Twitter et Facebook. «Intrusion dans les locaux de L’Est Républicain et menace des journalistes», «dégradation» de la Caisse primaire d’assurance maladie et «intrusion dans une bibliothèque municipale», détaille la préfecture, qui précise que «la justice est saisie».

«Des riverains ont d’ores et déjà déposé plainte», a précisé à l’AFP M. Girier, précisant que la préfecture n’avait pas déposé plainte «puisque les faits (avaient) fait l’objet de plaintes ou de flagrances». «Pas de dégradations majeures» constatées, «si ce n’est des tags, comme un tag «Collabo» dans le hall de L’Est Républicain», a ajouté le préfet. «Des conséquences en seront tirées pour les prochaines manifestations», a encore prévenu la préfecture dans son communiqué.

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Lancers d’œufs

Des manifestants, qui accusaient notamment «le quotidien de «diffuser de fausses informations», «ont forcé le portail du porche puis la porte d’entrée de l’immeuble, qui ont cédé sous la pression», relate L’Est Républicain. «Une foule, estimée à au moins 100 personnes par les habitants de l’immeuble, a pénétré dans le hall et dans la cage d’escalier avant de chercher à s’introduire» dans l’agence du quotidien mais, «malgré les coups d’épaule, la porte de la rédaction a résisté», indique encore le journal.

«Les contestataires sont repartis après avoir jeté à terre des reproductions d’articles de notre journal, déchirées et froissées, et avoir lancé des oeufs dans les communs», explique le quotidien. Les insultes, les prises à partie voire les agressions envers les journalistes sont fréquentes lors des manifestations contre le pass sanitaire.

Dans l’Est, fin juillet, un cortège anti-passe s’était ainsi arrêté devant les locaux de France Bleu Belfort-Montbéliard et de L’Est Républicain pour y déverser une pluie d’insultes. Et le 17 juillet à Besançon, un reporter de la radio associative Radio Bip/Media 25 avait reçu un coup de poing asséné par un manifestant.

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