Philippe Juvin plaide pour une affectation obligatoire d’un an dans un désert médical


Le candidat à la primaire de la droite souhaite qu’après leurs études, les jeunes généralistes se dirigent en priorité vers des maisons de santé.

Comment lutter contre les déserts médicaux ? Si après une année et demie de crise sanitaire, les hôpitaux français sont à la peine, le système de santé français pâtit également d’un manque de médecins généralistes dans certains territoires. Philippe Juvin, candidat à la primaire de la droite et chef des urgences à l’hôpital Pompidou (Paris), a fait valoir sur le plateau de LCI ce jeudi matin une proposition qui revient régulièrement dans le débat médical : «je lutterai contre les déserts médicaux en exigeant des jeunes médecins de s’installer dans [l’une de ces zones]. Ce sera obligatoire après leur thèse. Ils devront en priorité se diriger vers les maisons de santé pluridisciplinaire», affirme le candidat, également maire de La Garenne-Colombes.

Enjeu récurrent

«Il y a 3600 médecins généralistes qui sortent chaque année des universités et environ 1800 maisons de santé. Cela fait deux médecins pour chaque», argue encore Philippe Juvin. Celui-ci suggère en outre de doubler le nombre d’élèves dans les écoles d’infirmiers, d’aides-soignants et de doubler le nombre d’étudiants aspirant à devenir médecins afin d’endiguer le manque de personnel de soin.

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Une dérogation au principe de libre installation des médecins avait déjà été suggérée dans une publication du Trésor en 2019, pour qui une «adaptation temporaire à court terme dans certaines zones particulièrement sous-dotées pourrait être envisagée». Le Trésor indiquait cependant que les conditions d’une telle mesure devaient être négociées pour «ne pas risquer d’affecter l’attractivité de l’exercice libéral».

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Les élus, et notamment les maires, alertent régulièrement sur le manque de médecins sur leur territoire. La semaine dernière, la Délégation aux collectivités territoriales du Sénat a formulé plusieurs propositions pour lutter contre le manque d’offre médicale, qui concerne tant le milieu rural que des zones moyennes et périurbaines. Les sénateurs recommandent de créer davantage de maisons de santé pluri-professionnelles (MSP) ou de développer la médecine ambulante.


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