«On sauvera la France si on a une politique de “made in France” XXL»


Le candidat à la présidentielle et ancien ministre du Redressement productif fustige les «démantèlements» opérés durant le quinquennat d’Emmanuel Macron qui ont creusé, selon lui, le déficit de la balance commerciale de la France.

«La France est dans la panade». À deux reprises, Arnaud Montebourg, candidat à la présidentielle, a prononcé cette formule sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. «Tous les pays européens, sauf l’Espagne, la Roumanie et la France, ont une balance commerciale excédentaire, affirme Arnaud Montebourg. Nous avons un déficit de 85 milliards d’euros de la balance commerciale. On est la lanterne rouge en Europe de l’incapacité à produire pour nous-mêmes, se désole Arnaud Montebourg. La situation s’est aggravée sous le quinquennat Macron».

Et d’ajouter : «Je sais pourquoi : vous laissez vendre l’industrie en pièces détachées et que vous la laissez déménager. Alstom, Technip, Alcatel, Lafarge, Essilor, Suez : tout ça ce sont les démantèlements Macron», a déploré Arnaud Montebourg, partisan revendiqué de la souveraineté industrielle depuis plus de dix ans.

Pour sauver la France «économiquement, politiquement et humainement», l’ancien locataire de Bercy prône une «politique de “made in France” XXL». «Les médicaments Alcaloïde, ça sert à endormir les gens pendant les opérations chirurgicales, on en importe chaque année 10 milliards par an. C’est l’équivalent de 10 usines. On va dire aux directeurs d’achat des hôpitaux : “Maintenant, vous achetez sur nos usines”».

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«La dette ? Ce n’est pas grave !»

«Les Japonais ferment les usines en Chine et les remettent au Japon. Ils paient le coût de la fermeture et ils paient 75% du prix de la réouverture. Ce que je veux faire. On va faire ça pour 60 produits», explique Arnaud Montebourg. Ce qui risque d’accroître la dette qui a explosé avec la crise du Covid. «C’est de l’investissement qui va nous rapporter énormément», rétorque-t-il.

Et quand on lui signale que la France est déjà très endettée, l’ancien ministre du Redressement productif répond : «Ce n’est pas grave. Tous les pays européens et du monde sont surendettés. La question de la dette se gérera mondialement et sur le plan continental».

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