Nos expositions gratuites préférées de janvier 2022


1. Vous reprendrez bien un peu de poudre ?

Évanescent apparat indispensable aux élégant(e)s, la poudre existe depuis des siècles mais connaît une révolution entre le XIXe et le XXe : nouvelles recettes, nouveaux conditionnements, elle se stocke alors dans des boîtes en carton puis se glisse dans de fins écrins que l’on nomme poudriers de sac. Ancienne conservatrice du patrimoine, Anne de Thoisy-Dallem s’est pris d’amour pour ces « écrins de beauté » et en a accumulé 2500, datés de 1880 à 1980. Profitant du beau programme « Avez-vous du nez ? » qui invite le parfum dans les bibliothèques parisiennes, elle présente un quart de son fonds à la bibliothèque Forney – qui n’aura jamais été aussi coquette !

Jules Chéret, Affiche « La diaphane, poudre de riz Sarah Bernhard »

Jules Chéret, Affiche « La diaphane, poudre de riz Sarah Bernhard »

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© Musées de Grasse, C. Barbiero

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La poudre de beauté et ses écrins

Du 9 novembre 2021 au 29 janvier 2022

www.paris.fr

2. Dialogues bruts et contemporains

Christian Berst a plus d’un tour dans son sac : grand nom de la mise en valeur de l’art brut, il s’emploie désormais à tisser des liens avec la création contemporaine. Après avoir ouvert un espace dédié il y a deux ans (The Bridge), le galeriste invite les commissaires Anaël Pigeat et Yvannoé Kruger à faire dialoguer des artistes de Poush Manifesto, immense immeuble de bureaux reconverti en pépinière d’ateliers, avec sa collection – dont les curieuses photos de l’anonyme dit le Fétichiste, les peintures habitées d’Eric Benetto ou encore les sculptures textiles de Pascal Tassini. Un ping pong formel, où les matières, les obsessions et les désirs se répondent avec grâce.

Eric Benetto, Le Buisson ardent n’était pas à piedardant

Eric Benetto, Le Buisson ardent n’était pas à piedardant, 2009

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Encre de Chine et encre de couleur • 48 × 36 cm • Courtesy christian berst art brut, Paris

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Débordement #1: les révélateurs

Du 25 novembre 2021 au 16 janvier 2022

christianberst.com

3. Deux fois deux créations de Chantal Akerman

« Quand je m’attelle au matériau des installations, c’est comme un tournage de documentaire, tu ne sais pas où tu vas arriver, tu sculptes une matière, elle se met à s’organiser toute seule, et tout à coup l’œuvre est là, elle arrive comme une évidence. » Disparue il y a six ans, la réalisatrice Chantal Akerman (1950–2015) se redécouvre cet hiver à la galerie Marian Goodman, qui montre deux de ses installations (From the Other Side (2002) et Je tu il elle, l’installation (2007)), et, à deux pas de là, au cinéma Luminor-Hôtel de ville, qui projette les deux films les ayant inspirées : De l’autre côté (2002) et Je tu il elle (1974), son premier long-métrage de fiction. L’occasion de se replonger dans un travail sensible aux multiples facettes, et d’observer le fructueux passage du cinéma à l’art vidéo.

Chantal Akerman

Collections CINEMATEK • © Chantal Akerman Foundation / Courtesy of CINEMATEK, Chantal Akerman Foundation et la galerie Marian Goodman, Paris

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Chantal Akerman. From the Other Side

Du 9 décembre 2021 au 5 février 2022

www.mariangoodman.com

4. Rififi sous le chapiteau !

Un peu de joie et de spectacle pour commencer l’année : le musée des Beaux-Arts de Rouen se penche sur la collection J.Y. et G. Borg, entièrement consacrée aux arts circassiens. Au programme de ce show où défilent clowns et acrobates : des peintures, des dessins et des photographies, mais aussi des costumes, des jouets et des affiches, qui témoignent des moyens du cirque pour faire sa promotion, de ses traditions, de son architecture si singulière, de son travail stupéfiant du corps ou encore de son rapport aux animaux… De quoi nous redonner envie d’accorder à cet art aujourd’hui en mutation une attention fascinée !

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Cirque et saltimbanques : aux arts et au cirque

Du 10 décembre 2021 au 17 mai 2022

mbarouen.fr

5. L’Écosse dans l’œil du plus français des photographes

À n’en pas douter, son dernier livre Communes s’est retrouvé au pied de bien des sapins de Noël, l’ouvrage étant le cadeau parfait d’une année électorale. Pour cette rentrée hivernale, Raymond Depardon dévoile une facette plus ancienne de son travail : sa série d’images de Glasgow, saisie en 1980 en réponse à une commande du Sunday Times. Magasins aux rideaux baissés, rues rincées par la pluie, portraits de passants sur fond de grisaille… avec la perspicacité qu’on lui connaît, Depardon saisit la misère de l’Écosse ouvrière aussi bien que la légèreté des enfants, poseurs et adorablement joueurs derrière leurs grosses bulles de chewing-gum roses.

Raymond Depardon, Glasgow

Raymond Depardon, Glasgow, 1980

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© Galerie RX et Raymond Depardon

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Raymond Depardon. Glasgow

Du 27 novembre 2021 au 16 janvier 2022

www.galerierx.com



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