Matières premières – Le nickel et le café perdent du terrain, l’or hésite


Le cours du nickel a dégringolé sur le London Metal Exchange (LME) après avoir grimpé en début de semaine en raison de fausses informations sur un incendie dans une usine indonésienne, menaçant ainsi l’offre.

Mardi, le nickel a franchi la barre des 30.000 dollars la tonne, culminant à 31.275 dollars, son plus haut depuis mai. Le prix du métal a « d’abord grimpé en flèche en raison des inquiétudes liées à l’offre en début de semaine, avant de corriger le tir mercredi et de plonger tout aussi rapidement », expliquent les analystes de Commerzbank.

Le LME a annoncé la semaine passée sa décision de ne pas interdire les métaux en provenance de Russie. Ainsi, la Bourse des métaux « reconnaît que les stocks de métal russe dans les entrepôts pourraient bien augmenter au cours des prochains mois », a-t-elle fait savoir dans un communiqué vendredi dernier.

De quoi « apporter un certain soulagement sur les marchés du nickel et de l’aluminium en particulier », la Russie étant un fournisseur important sur ces marchés, représentant respectivement 15 % et 6 % de la production mondiale, expliquent les analystes de Commerzbank.

Mais le mouvement spécifique du nickel sur la semaine s’explique par la réduction de la production dans la mine de Goro en Nouvelle-Calédonie, cumulée à de fausses informations sur un incendie dans une fonderie de nickel en Indonésie. L’usine a rapidement démenti ces informations, calmant les cours.

« Cette forte réaction est toutefois le signe d’une faible liquidité du marché, ce qui rend le prix du nickel susceptible de subir des fluctuations plus prononcées », soulignent les analystes de Commerzbank.

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En marge du sommet du G20 à Bali, l’Indonésie a préconisé la création d’un cartel de producteurs de nickel pour leur permettre « de tirer un rendement optimal de l’industrie des véhicules électriques et de répartir équitablement les recettes entre les pays producteurs », ont-ils également noté.

Le projet a cependant peu de chances d’aboutir selon eux, les intérêts des pays concernés divergeant trop.

Sur le LME, la tonne de nickel pour livraison dans trois mois s’échangeait à 25.835 dollars vendredi vers 16h15 GMT, contre 26.925 dollars le vendredi précédent à la clôture.

L’or hésite

Le prix de l’or a perdu de son élan sur la semaine, finissant en baisse après avoir culminé mardi à un plus haut depuis mi-août, le métal jaune continuant d’évoluer à l’inverse du billet vert.

Les paris des investisseurs sur une Réserve fédérale américaine (Fed) moins agressive ont en effet fait baisser le dollar sur les dernières semaines.

Comme la devise américaine fait référence sur le marché aurifère, sa baisse rend les lingots plus abordables pour les investisseurs utilisant d’autres monnaies.

Malgré la correction sur les dernières séances, la tendance reste à la hausse « car les signes que l’inflation commence à s’essouffler aux Etats-Unis réduit la nécessité d’agir vite pour la Fed », estime Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Hors marchés financiers, la demande a été dopée en octobre en Inde, deuxième acheteur mondial, par les festivals et les mariages en octobre, souligne le Conseil mondial de l’or (CMO).

« La saison des festivités a coïncidé avec des prix bas sur le marché mondial, ce qui a dopé la demande », commente Mukesh Kumar, du CMO.

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L’once d’or coûtait 1.757,16 dollars, contre 1.771,24 dollars sept jours plus tôt en fin d’échanges.

Le café broie du noir

Le prix du café poursuivait son déclin, l’approvisionnement venu du Brésil, important producteur mondial, devant être conséquent et les sacs de grains d’arabica s’accumulant à New York.

Jeudi, à Londres, le café robusta a touché son plus bas depuis août 2021, quand à New York, le prix de l’arabica est tombé à son plus bas depuis juillet 2021.

« Les rapports font toujours état d’une amélioration des conditions de culture et d’une augmentation de la production de café au Brésil », affirme Jack Scoville, analyste chez Price Futures Group.

La consommation de café se réduit également, selon les analystes de Société Générale, qui notent qu’au 8 novembre, 205.000 sacs en attente de classement étaient comptabilisés dans les entrepôts surveillés par l’ICE, contre seulement 646 le 25 octobre.

La hausse des réserves de l’Intercontinental Exchange (ICE) est le signe du désintérêt des investisseurs pour une classe d’actifs.

« Avant d’être ajoutés à l’inventaire officiel, les sacs de café doivent être classés », expliquent-ils. « Un grand nombre de sacs en attente de classement est généralement le précurseur d’une augmentation proportionnelle des inventaires surveillés par l’ICE. » Sur l’ICE Futures US de New York, la livre d’arabica pour livraison en mars 2023 valait 156,45 cents, contre 168,10 cents sept jours auparavant.

Sur le Liffe de Londres, la tonne de robusta pour livraison en janvier 2023 valait 1.807 dollars vendredi contre 1.836 dollars il y a une semaine à la clôture.



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