Marine Le Pen honore la «victoire» de 1918 et le général Castelnau


La candidate du Rassemblement national souhaite que le général catholique soit élevé au titre de maréchal de France.

Marine Le Pen a souligné jeudi, en commémorant à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) l’armistice du 11 novembre 1918, que la «tragédie» de la Première Guerre mondiale était aussi «une victoire», et demandé que le général catholique Édouard de Castelnau soit élevé au titre de maréchal de France.

«Depuis plusieurs années, un mouvement populaire venu des profondeurs du pays s’oppose aux manipulations grossières qui cherchent à détourner l’Histoire de France de la gloire et de l’honneur qu’elle a toujours suivi», a estimé la candidate du Rassemblement national dans son discours transmis à la presse.

«Certains cherchent à ‘déconstruire’ notre patrie pour décrire un passé qui ne ressemble à rien à ce que nous sommes et à ce que nous avons vécu. D’autres encore se noient dans un passé si polémique qu’il brutalise et divise quand la fierté d’être Français devrait rassembler notre peuple», a-t-elle ajouté.

«Repentances à répétition»

Une allusion à Emmanuel Macron, dont elle critique les «repentances à répétition» dans son travail mémoriel, et à son rival Eric Zemmour, qui fait mentir l’Histoire quand il affirme par exemple que le maréchal Pétain a «sauvé des juifs».

«Aujourd’hui, nous devons choisir le sens que nous voulons donner à la civilisation que nos aïeux ont bâtie», selon Marine Le Pen, pour qui «l’Histoire nationale, celle qui est enseignée ou effacée, célébrée ou dénigrée, dépend de nos choix politiques». Pour elle, «le 11 novembre 1918 fut, demeure et doit rester dans nos mémoires, une grande victoire d’un peuple, d’un pays et d’une civilisation qui ont fait corps contre l’invasion, contre la fatalité, contre l’anéantissement.»

La prétendante a souhaité à cet égard que le général catholique et conservateur Édouard de Castelnau, chef militaire de la Grande guerre puis patron de la Fédération nationale catholique, soit élevé au titre de maréchal de France, duquel il a été à ses yeux «injustement écarté» en 1921 «pour des raisons bassement politiques, parce qu’il était fervent catholique» et «ardent patriote».



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