Marchés des matières premières – Or et aluminium en berne, le cacao stable


Le prix de l’or a dégringolé au fil de la semaine, plombé par la vigueur du dollar et la perspective d’une politique monétaire plus stricte aux Etats-Unis.

L’once d’or a perdu 50 dollars sur la semaine, touchant vendredi un plus bas depuis fin juillet à 1 749,85 dollars.

« Cela a été une semaine difficile pour l’or » qui a été « étouffé par l’appréciation du dollar », résume Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Au fil de la semaine, plusieurs dirigeants de la Réserve fédérale américaine (Fed) ont insisté sur le fait que la politique monétaire stricte allait perdurer aux Etats-Unis.

Cela rend le dollar et les obligations américaines plus attractives, ce qui rend automatiquement l’or moins intéressant : le métal jaune est une valeur refuge, mais contrairement aux obligations, il ne verse aucun rendement.

Par ailleurs, la montée du dollar pèse sur le pouvoir d’achat des investisseurs utilisant d’autres devises.

Vers 15h40 GMT (17h40 à Paris), l’once d’or s’échangeait 1 745,79 dollars, contre 1 802,40 dollars sept jours plus tôt en fin d’échanges.

L’aluminium affecté par la Chine

Le cours des métaux échangés à la Bourse de Londres (London Metal Exchange, LME) a perdu du terrain lundi après des indicateurs chinois décevants, avant de se stabiliser sur la semaine.

« C’est un mois d’août typique, sans conviction » du côté des vendeurs comme des acheteurs, souligne Al Munro, courtier pour Marex.

Même le mouvement de ventes déclenché par le ralentissement économique de la Chine n’a pas duré.

Pourtant, « l’ombre de la Chine sur le marché des matières premières reste importante », commentent les analystes de ANZ.

La deuxième économie chinoise est aussi la première importatrice de nombreux métaux que son industrie dévore.

La contraction des prix des logements neufs et la décélération de la croissance des ventes au détail comme de la production industrielle ont pesé sur le prix des métaux.

Mais il demeure des « poches de croissance », arguent les analystes d’ANZ, qui font état notamment de la hausse des ventes d’automobiles, une industrie particulièrement gourmande en aluminium.

Pour répondre à cette demande, « la production chinoise d’aluminium a grimpé à un nouveau record en juillet », note Thu Lan Nguyen, analyste chez Commerzbank.

Mais la hausse des prix de l’électricité pourrait peser sur les fonderies d’aluminium, qui pourraient voir leur activité limitée en Chine mais aussi en Europe, et à terme faire monter les cours.

La tonne d’aluminium pour livraison dans trois mois coûtait 2 403 dollars vers 15h40 GMT (17h40 à Paris) sur le LME, contre 2 434,50 dollars sept jours plus tôt en fin d’échanges.

Le cacao hésite

Les cours du cacao ont peu évolué sur la semaine, le marché étant partagé entre une demande qui reste robuste et les signaux négatifs sur la croissance mondiale.

« Un déficit de l’offre est toujours prévu pour la saison 2021-2022, mais ce n’est pas suffisant pour contrebalancer les paramètres macroéconomiques qui vont avoir un effet négatif sur la demande », explique l’Organisation internationale du cacao dans son rapport mensuel.

En l’absence de nouvelles informations fortes, « le marché manque de direction », note par ailleurs Daria Efanova, analyste chez Sucden.

À Londres, la tonne de cacao pour livraison en décembre valait 1 759 livres sterling vers 15h40 GMT (17h50 à Paris), contre 1 747 livres sterling vendredi dernier en fin de séance.

À New York, la tonne pour livraison en décembre se vendait 2 359 dollars, contre 2 360 dollars vendredi dernier.



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