Les plus beaux musées du monde : la fondation Gulbenkian


Au nord du centre-ville de Lisbonne, dans un quartier calme, la fondation Calouste Gulbenkian est née de la collection d’un financier ayant fait fortune dans le pétrole au début du XXe siècle. Amateur d’art ancien, Calouste Gulbenkian était également un bon ami du maître verrier René Lalique, dont il possédait un grand nombre de chefs-d’œuvre. La fondation, écrin moderniste d’une beauté sévère signé de l’architecte Alberto Pessoa, fait dialoguer les œuvres acquises par le collectionneur avec des pépites d’art moderne et contemporain réunies après sa mort par l’équipe de la fondation. Le tout dans de vastes salles ouvertes sur un très beau jardin, où il est infiniment agréable de se balader après la visite.

Ce qu’il faut savoir

Habile, malin, l’Arménien Calouste Gulbenkian a fait de sa vie une suite de coups de poker, notamment en négociant 5 % sur des champs de pétrole tout juste découverts en Irak au début des années 20, puis en s’arrangeant pour que le gouvernement soviétique, en grande difficulté financière, lui vende certains des chefs-d’œuvre de son Palais de l’Ermitage – dont le marbre de Jean-Antoine Houdon, Diane, ancienne propriété de Catherine de Russie. Au fil des ans, Gulbenkian a constitué une collection allant de l’Antiquité au début du XXe siècle, où se croisent les noms colossaux de Rogier Van der Weyden, Pierre-Paul Rubens, Antoine van Dyck, Rembrandt, Edgar Degas ou encore Claude Monet. Il meurt en souhaitant simplement réunir toutes ses œuvres sous le même toit – décision sera prise pour lui de les montrer à Lisbonne, ville où il disparaît en 1955 à 86 ans.

À ne pas rater

L’importante collection d’objets de René Lalique, comme l’ornement de corsage Femme-libellule (1897–1898), la Figure de vieil homme (1646) de Rembrandt, le si délicat Les Bulles de savon (1867) d’Édouard Manet et bien sûr la Diane (1780) de Jean-Antoine Houdon, emblématique de la fondation. Prévoyez également une heure ou deux pour profiter du jardin, l’un des plus beaux de la ville, où les Lisboètes aiment eux aussi à se réunir et pique-niquer.

L’entrée du musée de la fondation Gulbenkian, Lisbonne

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© Photo José Manuel Costa Alves

Edouard Manet, Les Bulles de savon, 1867

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Huile sur toile • 100 x 82 cm • Coll. fondation Gulbenkian, Lisbonne • © Fundação Calouste Gulbenkian

René Lalique, Diadème Coq, vers 1897–1898

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Or, émail, corne et améthyste • 9 x 15 cm • Coll. fondation Gulbenkian, Lisbonne • © Fundação Calouste Gulbenkian

Galerie d’art de l’Orient islamique

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© Photo Pascal Avenet / hemis

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Fondation Gulbenkian



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