Le Gouvernement en soutien de la décarbonation de l’industrie


Faire de la France un champion de l’industrie verte. Jean Castex est allé sur le site industriel d’ArcelorMittal avec un objectif clair : « la neutralité carbone en 2050 avec une période intermédiaire en 2030 [inscrit dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC)]. »

Le Premier ministre l’a rappelé, « la sidérurgie émet plus de 20 millions de tonnes de CO2 par an ».

« L’un des objectifs-clés est la décarbonation de l’industrie, afin de respecter notre engagement actuel de baisser, entre 2015 et 2030, de 35 % nos émissions de gaz à effet de serre dans ce secteur. »

Jean Castex, Premier ministre

En officialisant le partenariat avec le groupe ArcelorMittal, – ArcelorMittal accélère sa décarbonation avec des investissements de 1,7 Mds € en France, soutenus par l’État – le Gouvernement compte atteindre d’ici à 2027 une réduction totale de près de 40 % des émissions de CO2, soit 7, 8 millions de tonnes annuelles. Cela représentera une réduction de 10 % des émissions industrielles de gaz à effet de serre (GES) en France (2% de la totalité des émissions françaises).

Toute l’industrie lourde concernée

Au-delà de la métallurgie et la sidérurgie, ce sont toutes les filières de l’industrie lourde qui sont concernées par la décarbonation.

En effet, 72 % des émissions de l’industrie manufacturière et de la construction proviennent des secteurs de la métallurgie, de la chimie et de la fabrication de minéraux non métalliques (ciment, chaux, verre…). La décarbonation de ces secteurs constitue un enjeu clé pour l’atteinte des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre inscrits dans la Stratégie nationale bas carbone (SNBC).

Une prise de conscience qui a déjà posé ses jalons.  Les représentants des filières concernées (chimie, ciment, métallurgie) ont d’ores et déjà élaboré, avec le concours de l’État, des feuilles de route de décarbonation sectorielles entre 2015 et 2030 : 26 % de gaz à effet de serre en moins pour la chimie, 24 % et 31 % de gaz à effet de serre en moins respectivement pour le ciment et la métallurgie.

Concilier décarbonation et compétitivité

Décarbonation n’est pas synonyme de désindustrialisation. La décarbonation de l’industrie est un impératif climatique mais aussi un enjeu de compétitivité pour les entreprises françaises.  L’objectif est de faire de la décarbonation un levier de compétitivité et de performance industrielle.

C’est dans cet objectif que les 5,6 Mds € consacrés par le Gouvernement pour décarboner l’industrie, dans le cadre de France 2030, sont répartis comme suit :

  • 4 Mds € en direction de la décarbonation profonde de sites industriels très émetteurs (par exemple, la sidérurgie, la chimie lourde, le ciment, l’aluminium) ;
  • 1 Md € en faveur du déploiement de solutions plus matures (chaleur bas carbone, efficacité énergétique…) ;
  • 600 M € pour l’innovation et la recherche.

Enjeu européen

Le soutien de l’État aux entreprises françaises ne peut cependant être pleinement efficace que s’il se fait dans le cadre européen, au sein du paquet « Fit for 55 » porté au niveau européen par la Présidence Française de l’Union européenne.

« La France, chacun le comprend, dans le monde d’aujourd’hui, ne pourra pas le faire seule ; nous avons besoin de l’Europe. Et l’Europe a besoin en son sein d’une France forte, d’une France déterminée, d’une France qui sait ce qu’elle veut. »

Jean Castex, Premier ministre



Source link