Le château du Rivau : l’art au pays des merveilles


Dans la famille des châteaux de la Loire, je demande le Rivau ! Moins connu que ses cousins, il n’en demeure pas moins une étape magique, avec ses jardins d’art et de fleurs, et bien sûr son majestueux château digne d’un conte de fée. Mais ce que l’on aime ici par-dessus tout, c’est l’esprit de générosité et la fantaisie que l’on retrouve dans la direction artistique comme dans l’accueil du public. Les familles peuvent y pique-niquer dans l’herbe, se promener au milieu des paons, se prélasser dans des hamacs, visiter une expo ou s’initier à l’apiculture. Et même dormir dans un hôtel de luxe ! De quoi conquérir tous les cœurs.

Ce qu’il faut savoir

Édifiée au XIIIe siècle par la famille Beauvau, cette demeure fortifiée a vu passer Jeanne d’Arc et figure même dans le Gargantua de François Rabelais. Excusez du peu ! À partir du XVIIIe siècle, l’histoire est moins glorieuse : le château transformé en ferme sombre peu à peu dans l’oubli et le déclin. La renaissance a lieu en 1992 lorsque le domaine est racheté par Éric et Patricia Laigneau. Passionné d’histoire, de botanique et d’art contemporain, le couple métamorphose les lieux en royaume féérique où se déploient pas moins de 15 jardins aux titres évocateurs : Forêt enchantée, Chemin du Petit Poucet, Verger de Paradis, jardin des philtres d’amour… Y fleurissent aussi un peu partout des sculptures qui enchantent ce parcours décidément plein de surprises, à l’image des bottes monumentales de Lilian Bourgeat, de la taupe géante de Ghyslain Bertholon ou du carrousel désenchanté de Pierre Ardouvin. L’humour a ici toute sa place.

À ne pas rater

Chaque année, de nombreuses œuvres soigneusement sélectionnées par la maîtresse des lieux, Patricia Laigneau, fine connaisseuse de l’art actuel, viennent se glisser parmi le mobilier ancien du château. Le résultat est un peu foutraque mais s’apparente à un réjouissant cabinet de curiosités. Le thème de cette année : « Le Jardin, miroir du monde » où l’on trouve aussi bien de grands noms (Mapplethorpe, Magritte, Houseago…) que des jeunes pousses (Bianca Bondi, Francesco Clemente, Tamar Kasparian…). On ne manque pas non plus le jardin de fleurs comestibles que l’on peut cueillir et déguster sur place ! De quoi se mettre en appétit avant de goûter à la cuisine locale du restaurant le Jardin secret. Un festival pour tous les sens.

À 55 kilomètres de Tours
Réouverture le 19 mai
Le port du masque est conseillé mais non obligatoire
Le restaurant n’est ouvert qu’à emporter à partir du 21 mai
Il est conseillé de réserver ses billets en ligne

Francesco Clemente, Solid Fluid, 2018

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Vue de l’exposition d’Art contemporain : Le Jardin, miroir du Monde, 2022

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RU XIAO FAN, Vue de l’oeuvre « Étang aux lotus »

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Coll. Château du Rivau • Courtesy de l’artiste / © S.Pigalle

Robert Mapplethorpe, Orchid, 1987

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Tirage gélatino-argentique • © Collection Château du Rivaud



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