LDC – L214 dénonce les pratiques « cruelles » d’élevage du volailler LDC


À Rennes, Toulouse et dans une vingtaine d’autres villes, l’association L214 a organisé samedi une journée d’action « portes ouvertes » pour dénoncer avec sarcasme les « pratiques cruelles » d’élevage des poulets commercialisés par le groupe LDC.

Au total plus de 300 militants étaient mobilisés pour cette journée organisée simultanément dans 25 villes en France, selon l’ONG.

À Rennes, l’action avait lieu place de la République. L’ONG y avait installé un grand panneau « bienvenue chez Le Gaulois », avec un logo détourné de la marque montrant une patte de poulet ensanglantée. « Stop cruauté », pouvait-on lire sur une pancarte tandis que des militants interpellaient les passants pour les sensibiliser aux pratiques d’élevage du groupe LDC propriétaire de Le Gaulois, a constaté un journaliste de l’AFP.

« On a remarqué que beaucoup de gens ne font pas le rapprochement entre la marque et ce qu’il y a dans la barquette », a expliqué François Delporte, coréférent du groupe local de Rennes. Images choquantes de poulets maltraités sur le sol, l’ONG invitait aussi les passants à signer une pétition, qui a pour l’heur récolté plus de 132 000 signatures sur le site http://bienvenuechezlegaulois.fr.

À Toulouse aussi, une dizaine de militants s’étaient installés devant une grande enseigne de supermarché du centre-ville pour distribuer des tracts et dénoncer les conditions d’élevage du groupe LDC, propriétaire des marques Le Gaulois, Maître coq et Marie. « C’est le seul grand groupe qui résiste, ils communiquent sur cela mais dans les faits ils n’agissent pas », a dénoncé Nicolas Karasiak, 35 ans, militant chez L214 depuis une dizaine d’années.

L214 qui demande toujours à LDC, de signer la charte européenne fixant des standards pour limiter la souffrance des poulets d’élevage, préconisés par le « European Chicken Commitment (ECC) ». Elle demande aussi l’arrêt de l’utilisation des souches de volailles à croissance rapide, comme la « Ross 308 » qui permet d’obtenir des poulets de 2 kg en 35 jours mais qui les expose à des risques élevés de crises cardiaques et maladies pulmonaires.

« Trois ans après nos premiers échanges avec LDC, et plus d’un an après le lancement de notre campagne d’information, le groupe (LDC) et ses marques (…) refusent toujours de bouger », a rappelé Brigitte Gothière, cofondatrice de L214 dans un communiqué, selon qui « cet entêtement témoigne d’un vrai mépris de la condition animale et des attentes sociétales ».



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