la trouble dérive de Clément Baur


ENQUÊTE – En 2017, était interpellé Clément Baur, alias Ismail Djabrailov. Chez lui, un arsenal de guerre. Comment cet ex-enfant de chœur s’est-il créé un personnage de djihadiste tchétchène, dupant les polices de toute l’Europe? Son procès s’efforcera de percer les mystères d’un itinéraire empli d’ombres.

«Le parcours de Clément Baur est atypique et difficile à reconstituer.» La phrase est peu habituelle dans une ordonnance de mise en accusation devant une cour d’assises spécialement composée. Mais il est vrai que l’homme à laquelle elle s’applique, qui sera jugé à Paris dans les tout prochains mois, est la personnalité la plus étrange dans la longue série d’islamistes criant leur haine de la France.

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Clément Baur, né le 16 juillet 1993 à Ermont (Val-d’Oise), est d’abord, comme il le reconnaît lui-même, un tenant de l’islam radical. Le 18 avril 2017, à cinq jours du premier tour de l’élection présidentielle, il a été interpellé à Marseille, au 58, rue de Crimée, en compagnie d’un autre islamiste, Mahiedine Merabet. Quelques jours plus tôt, ce dernier, piégé par des policiers infiltrés sur la toile, a diffusé une vidéo d’allégeance à l’État islamique semblant annoncer une attaque prochaine. Dans l’appartement on retrouve un pistolet-mitrailleur, trois pistolets, des munitions, 3 à 3,5 kilos

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