La Nouvelle-Zélande présente des mesures pour atteindre la neutralité carbone


Réduire l’usage des voitures, démocratiser les vélos électriques: la Nouvelle-Zélande a présenté mercredi 12 octobre des pistes pour conduire l’archipel vers la neutralité carbone à l’horizon 2050.

À un mois de la réunion des dirigeants mondiaux sur le climat COP26 à Glasgow, ces propositions, déjà critiquées par les organisations environnementales, préfigurent un plan gouvernemental de réduction des émissions qui doit être présenté en mai. La Nouvelle-Zélande est pressée de prendre plus de mesures pour réduire ses émissions de carbone, en hausse, mais le plan en cours d’élaboration ne fait que peu mention du secteur agricole, qui contribue à 48% de ses émissions de gaz à effet de serre.

Greenpeace a affirmé que ce plan est «plein d’inepties» et n’aborde pas en particulier la question de la réduction des émissions liées à l’agriculture. L’organisation Génération Zéro l’a qualifié de «honte» et de «peu ambitieux», estimant qu’il fait «complètement fi de l’agriculture, qui représente la moitié de nos émissions».

Le ministre du Changement climatique, James Shaw, a répliqué qu’un programme de travail entier traite du secteur agricole. «Nous ne voulions pas inclure des choses qui ont déjà fait l’objet de consultations ou qui sont par ailleurs engagées», a-t-il affirmé. La première ministre Jacinda Ardern a estimé que ces mesures permettront de réduire les émissions et «peuvent également créer des emplois et de nouvelles opportunités pour les entreprises et notre économie».

Lire aussi article :  Grand Angle : Entretien avec Arnaud Salomon, fondateur de Mt Pelerin

Ce document intervient près de deux ans après l’inscription par le Parlement de l’objectif de neutralité carbone dans une loi et un an après avoir déclaré une urgence climatique. Jacinda Ardern a qualifié la nécessité de lutter contre le changement climatique comme une question de «vie ou de mort». Elle a cependant été critiquée par la jeune militante suédoise Greta Thunberg, qui a accusé la Nouvelle-Zélande d’être «l’un des plus mauvais élèves de la planète» en matière d’émissions.

«Les gens croient que Jacinda Ardern et des gens comme ça sont des leaders» sur les questions climatiques, a déclaré Great Thunberg en septembre, «cela dit simplement à quel point les gens connaissent peu la crise climatique». «De toute évidence, les émissions n’ont pas diminué. Il va sans dire que ces personnes ne font rien», a-t-elle dénoncé.



Source link