La jeune voyageuse américaine Gabby Petito a été étranglée


Sa disparition avait suscité une vive émotion aux États-Unis. Son petit ami, rentré seul d’un périple qu’il avait entamé avec elle, est toujours activement recherché.

La jeune voyageuse Gabby Petito, dont la disparition a suscité une vive émotion aux États-Unis, est décédée par strangulation et sa mort est un homicide, a annoncé mardi 12 octobre le médecin légiste ayant supervisé son autopsie.

«La cause de la mort est la strangulation et il s’agit d’un homicide», a indiqué le Dr Brent Blue, du comté de Teton dans l’État du Wyoming (nord-ouest) où le corps de la jeune femme de 22 ans avait été retrouvé le 19 septembre. Elle a été tuée trois à quatre semaines avant la découverte de son corps près du parc national de Grand Teton, a-t-il ajouté sans donner d’autres détails sur l’autopsie. Son ex-petit ami, Brian Laundrie, est activement recherché par les autorités mais reste introuvable. Qualifié de «personne digne d’intérêt pour l’enquête», il a été inculpé pour utilisation frauduleuse d’une carte bancaire.

Chasse à l’homme

Le couple avait quitté New York en juillet pour un voyage dans une camionnette aménagée censé durer quatre mois et dont les étapes, dans les décors grandioses des parcs nationaux de l’Ouest américain, étaient régulièrement partagées sur Instagram et YouTube, à travers des photos et vidéos. Mais le 1er septembre, Brian Laundrie est rentré seul avec le van à leur domicile de Floride. Le 11 septembre, la famille de Gabrielle Petito a signalé sa disparition, disant n’avoir pas eu de nouvelles d’elle depuis la fin août.

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Après avoir suivi le périple des amoureux sur les réseaux sociaux pendant des semaines, les internautes ont commencé à se mobiliser pour tenter de retrouver la jeune fille, et les médias se sont emparés de l’histoire. La chasse à l’homme lancée par la police, qui se déroule notamment dans une réserve marécageuse de Floride, et l’intervention d’un chasseur de primes vedette de la téléréalité passionnent les internautes américains et étrangers, qui suivent et commentent toutes les étapes de l’enquête.

Un engouement également critiqué car les disparitions de jeunes femmes blanches, surtout celles «relativement aisées» et qui «correspondent aux critères de beauté» sont davantage couvertes par les médias que celles de personnes issues des minorités ethniques, selon l’avocat et criminologue Zach Sommers, qui a mené des recherches sur le «syndrome de la femme blanche disparue». 50% des articles qu’il a étudiés concernaient une femme blanche, catégorie qui ne représente qu’environ 30% des personnes portées disparues, selon ses estimations. Gabby Petito, vue comme jeune et «fragile», correspond à l’idée de la «demoiselle en détresse» qui a «besoin d’être sauvée», une image «très présente dans la culture américaine», a-t-il estimé.



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