La grotte Cosquer, un roman préhistorique


Ce jour de septembre 1991, Henri Cosquer pose en combinaison de plongée sur le pont de son bateau, baptisé le Cro-Magnon. Le plongeur professionnel vient d’officialiser la découverte d’une grotte sous-marine ornée de dizaines de peintures et de gravures préhistoriques au pied du cap Morgiou, ce long éperon rocheux qui tombe à pic dans la Méditerranée, entre les calanques de Morgiou et de Sormiou, près de Marseille. Teint buriné et barbe drue, l’homme est un scaphandrier et marin chevronné. Fils d’un officier mécanicien breton, formé à l’école des Glénans, il a convoyé des dizaines de voiliers entre les Antilles et l’Hexagone et réparé des kilomètres de pipelines en pleine mer ou sur le canal de Martigues, sa ville de naissance, avant d’acheter son bateau et de monter son club de plongée à Cassis.

Le couloir d’accès à la grotte, à 37 m de fond.

Le couloir d’accès à la grotte, à 37 m de fond.

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© MC Drac / SRA Paca / Luc Vanrell (Original argentique).

Et il raconte… La galerie immergée qui mène à cette grotte, située à 37 m de fond, cela faisait des années qu’il l’avait repérée. Cette zone de falaises abruptes regorge de cavités sous-marines. Aventurier dans l’âme, il a vite eu envie de savoir où ce siphon pouvait mener. Avec une extrême prudence, il a commencé par s’enfoncer dans le long couloir sous-marin: un mouvement trop brusque des palmes et la vase noire qui tapisse les parois risquait de se décoller et de le piéger mortellement dans l’obscurité.

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