«Il y a des nuances fortes avec les écologistes», regrette Olivier Faure


Le premier secrétaire du PS considère que les offres politiques existantes à gauche ne «sont pas toutes interchangeables».

L’alliance entre écologistes et socialistes n’est pas encore à l’ordre du jour. Alors que les différents candidats de gauche plafonnent dans les sondages, l’heure n’est pas au rassemblement. Ce mardi, sur France Info, Olivier Faure, a évoqué les discussions entre le Parti socialiste et Europe Écologie-Les Verts. Selon le premier secrétaire du PS, «le lien a toujours été maintenu» entre les deux partis, qui se parlent en coulisses. «J’ai toujours tendu la main», rappelle-t-il, précisant que le PS n’a d’après lui «pas d’adversaire à gauche».

Malgré ce dialogue, les deux formations politiques ne semblent pas prêtes à franchir le pas. «Il y a des nuances fortes avec les écologistes (…) Je considère qu’il y a des offres différentes et qu’elles ne sont pas toutes interchangeables», explique Olivier Faure. Et d’ajouter qu’il n’est pas forcément d’accord avec tout ce que propose le candidat Yannick Jadot, par exemple sur la fin de l’élevage intensif.

«Une coalition, ça se prépare»

Le premier secrétaire du PS estime qu’il n’est pour l’instant pas envisageable de se ranger derrière les Verts. «Vous me parlez de sondages et je vous parle de résultats. (…) Les Français, lors des élections municipales, régionales et départementales ont dit que la force motrice de la gauche était les socialistes», explique-t-il, évitant soigneusement de citer les européennes de 2019 lors desquelles EELV est arrivé troisième (13,47%), loin devant le PS (6,19%). Il n’empêche, au lendemain du second tour des régionales, il a lui-même évoqué un «plafond vert», estimant que «les socialistes sont plus crédibles».

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Pour l’instant, Olivier Faure fait donc confiance à Anne Hidalgo, qui sera bientôt désignée par le PS, pour mener la gauche à la victoire. «Une fois que nous aurons un candidat, nous partirons ensemble en campagne», lance-t-il. Et de conclure, au sujet d’une potentielle alliance : «Une coalition, ça se prépare, ça suppose que l’on puisse se mettre autour d’une table et que l’on se dise les choses».



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