Dans les coulisses de la carte blanche de Subodh Gupta au Bon Marché


Par une froide journée de décembre, nous voici en route vers un lieu secret perdu au milieu des champs : un immense hangar de 2 300 m² situé à Jouy, non loin de Chartres. Sur le sol en béton de cet ancien atelier d’ameublement rebaptisé La Fabrik, des centaines de casseroles et autres ustensiles s’amoncellent. Des bruits de métal et de perceuses fusent. C’est l’effervescence : une vingtaine de personnes s’activent à accrocher des ustensiles de cuisine à un grand filet métallique. L’heure tourne, car le surlendemain, Subodh Gupta repartira en Inde pour y passer les fêtes de fin d’année !

Pour chaque édition de cet événement hivernal créé en hommage au « mois du blanc », magnifiquement décrit par Émile Zola dans son roman Au Bonheur des Dames, le Bon Marché nous a habitués à des installations spectaculaires et oniriques : chimères en papier aériennes de l’artiste chinois Ai Weiwei, immenses barques de fil blanc de la Japonaise Chiharu Shiota, nœud illusionniste d’escalators de l’Argentin Leandro Erlich, iceberg monumental du plasticien turc Mehmet Ali Uysal, nuée de flèches fonçant vers une cible géante conçue par la Française Prune Nourry… Mais la carte blanche de Gupta est la première dont le magasin dévoile les coulisses à la presse.

Œuvre présentée par Subodh Gupta pour l’exposition « Sangam » au Bon Marché

Œuvre présentée par Subodh Gupta pour l’exposition « Sangam » au Bon Marché, 2022

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© Le Bon Marché / Subodh Gupta

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