Dan Flavin à la Collection Lambert : et la lumière fut


C’est un néon, tout ce qu’il y a de plus banal. Un grand tube fluorescent, acheté dans un commerce quelconque et accroché en diagonale dans l’atelier d’un jeune artiste. Par ce geste simple, Dan Flavin (1933–1996) secoue, en 1963, le petit monde des avant-gardes new-yorkaises. À mille lieues de ses premiers collages vaguement expressionnistes abstraits, exposés deux ans plus tôt à la Judson gallery, The Diagonal of May 25 (to Constantin Brancusi) marque un tournant dans la pratique de l’artiste. Dès lors, le tube néon s’impose comme son médium de prédilection. Pour ne pas dire l’unique. Bien qu’il ait toujours refusé catégoriquement refusé l’étiquette « art minimal », Flavin fait partie de cette génération d’artistes qui, à l’instar de Donald Judd, Carl Andre ou Frank Stella, vont développer à partir des années 1960 une nouvelle grammaire visuelle, en réaction à l’expressionnisme abstrait. Less is more : leur vocabulaire esthétique radical, qui porte aux nues la ligne droite, le monochrome et l’espace, repose sur une économie de moyens absolue.

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