Cités de la gastronomie – Dijon veut apprendre de l’échec de Lyon


La Cité internationale de la gastronomie et du vin de Dijon compte « tirer expérience de celle de Lyon », fermée peu après son ouverture, a indiqué à l’AFP le maire François Rebsamen en annonçant vendredi sa date d’inauguration, le 6 mai.

« Nous allons tirer expérience de celle de Lyon », a déclaré l’élu socialiste, soulignant que la Cité internationale de la gastronomie de Lyon, fermée en 2020 après moins d’un an d’exploitation, était « un projet immobilier dans lequel on a mis un petit lieu pour la Cité » et non un ensemble conçu entièrement dans ce but comme à Dijon.

La Cité de Lyon, inaugurée en octobre 2019 dans le Grand Hôtel-Dieu, en plein centre-ville, avait notamment fait les frais de la crise sanitaire et fermé ses portes en mars 2020. Elle n’avait accueilli que la moitié des 300 000 visiteurs par an sur lesquels elle tablait, souffrant également d’un prix d’entrée jugé trop élevé. Elle doit rouvrir en 2023 dans un projet repensé.

« Ça ne peut pas marcher s’il s’agit juste d’une exposition qu’il faut payer plus de 10 euros », a estimé François Rebsamen. « À Dijon, ce sera un lieu à vivre de 6,5 hectares, avec une cave à vin unique au monde disposant de plus de 3 000 références, l’école de cuisine Ferrandi, l’école des vins, des restaurants, des cinémas… », a listé le maire.

250 millions d’euros investis pour un million de visiteurs par an

Édifié sur le site d’un hôpital dont les premiers bâtiments datent de 1204, l’ensemble dijonnais a nécessité 250 millions d’euros. Il table sur un million de visiteurs par an, « une option assez élevée », mais le maire est confiant. « Avant le Covid, nous avions 3,5 millions de visiteurs par an à Dijon. Les touristes vont revenir », assure François Rebsamen en citant le dernier palmarès de la chaîne américaine CNN, qui classe Dijon 6e destination dans le monde « où partir en 2022 ».

Dijon table également sur la situation de sa Cité à l’entrée de la route des vins de Bourgogne, dont les « climats » (parcelles de vignes) ont été classés au patrimoine mondial par l’Unesco. Les Cités de la gastronomie sont nées dans le but de créer un espace valorisant le repas gastronomique français, après son inscription au patrimoine immatériel par l’Unesco en 2010. En 2013, l’État avait choisi quatre villes pour recevoir des Cités, chacune devant affirmer une thématique spécifique – le vin pour Dijon. Mais, outre Lyon, où la Cité a fermé, les projets de Tours et de Paris-Rungis n’ont toujours pas vu le jour et sont en cours de refonte.



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