Cecilia Vicuña, artiste éco-féministe révolutionnaire


De longs pans de laine non filée, mêlés de branches, d’os et d’autres objets insolites, s’étirent sur plusieurs mètres entre les deux premiers étages du mythique musée Guggenheim, à New York. Ces sculptures fibreuses monumentales rouges, noires et blanches ont été pensées spécifiquement pour l’institution par Cecilia Vicuña, qui présente ici sa première exposition solo dans un musée de la ville. « Du point de vue andin, la laine non filée évoque le gaz cosmique, où la vie naît », explique l’artiste et poétesse chilienne pour raconter le matériau au cœur de ses œuvres d’inspiration précolombienne. Ces quipus tirent leur nom de créations millénaires des peuples des Andes : des faisceaux de nœuds, formés à l’aide de fils colorés de coton, laine, ou même de cheveux, qui servaient d’outil comptable et permettaient d’encoder des messages entiers ! Leur puissance évocatrice était telle que les colons espagnols décidèrent au XVIe siècle d’interdire et même de brûler ces compositions païennes.

et accédez à Beaux Arts Magazine
et à tous les contenus web
en illimité à partir de 5,75€ / mois





Source link